ANNE
Convenablement conduite, cette méthode est très exacte, car elle sépare totalement du mélange le corps à l’état pur.
En l’espèce, nous nous sommes servi d’un ballon de verre de 500 centimètres cubes auquel est adjoint un tube contenant un abducteur incurvé destiné à empêcher les projections et le tout réuni à un réfrigérant quelconque, à la partie inférieure duquel nous adaptons un ballon jaugé de 250 centimètres cubes qui recueillera le liquide distillé. Nous avons donc jaugé exactement 250 centimètres cubes de vin, rincé soigneusement à deux ou trois reprises le ballon jaugeur avec de l’eau distillée, avons ajouté quelques centimètres cubes de solution alcaline pour neutraliser les acides libres volales qui pourraient gêner l’opération.
Nous poussons légèrement le chauffage et recueillons un peu plus des 2/3 du liquide à distiller. Il est admis que tout l’alcool est recueilli. Nous laissons alors revenir le produit obtenu à une température voisine de 15° et y ajoutons peu à peu de Peau distillée pour rétablir notre volume primitif de 250 centimètres cubes.
Nous agitons à plusieurs reprises le liquide hydro-alcoolique pour obtenir un mélange intime et transvasons dans une éprouvette rigoureusement sèche, dans laquelle nous plongeons successivement thermomètre et alcoomètre.
Pour obtenir de ce dernier des indications exactes, il faut qu’il soit d’une propreté méticuleuse.
Pour effectuer la lecture il faut placer l'œil au niveau de la surface du liquide et lire la division
Es PO me
correspondante de l’alcoomètre. Il est bon de faire deux lectures successives à quelques instants d’in tervalle et d’en prendre la moyenne: on lit par ailleurs la température indiquée par le thermomètre plongé dans le liquide et on ramène l’observation à la température de 15° à l’aide du tableau
de Gay Lussac.