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devenus syphilitiques ont un second enfant qui ne présente aucune lésion de rachitisme.
D'autre part, il est d'observation courante que des | enfants rachitiques, devenus adultes se syphilisent comme les autres. De plus, des statistiques ont montré que dans les pays où la syphilis sévit avec intensité, mais dans lesquels l'enfant est élevé par l’allaitement naturel, le rachitisme est presque inconnu (Inde, Chine, Japon).
Enfin, l'expérience a montré que des animaux réfraclaires à la syphilis peuvent présenter des lésions typiques de rachitisme.
Le rachitisme est donc tout différent des manifestations osseuses de la syphilis, « la syphilis peut en favoriser l'apparition, mais ne la crée pas, et son autonomie reste intacte » (Spillmann). La syphilis ne fait que préparer le terrain en créant un état de moindre résistance, « elle peut produire le rachitisme de la même façon qu'elle ouvre la porte, sous l'influence de la cachexie, à diverses maladies. Mais il n'y a pas de rapport plus direct entre les deux maladies », telle est l'opinion de Taylor. C'est également celle de Fournier et de Comby; et Spillmann conclue : « même chez les enfants syphilitiques le rachitisme reste rachitisme, c’est-à-dire une maladie toujours produite par les mêmes causes, l’apparition de ces causes se trouvant seulement facilitée par l’état de déchéance et de consomption que provoque la
syphilis ».
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Rachitisme et glandes à sécrétion interne.
Une autre théorie a voulu faire ressortir le rachitisme à des lésions des glandes à sécrétion inlerne et de nombreux auteurs ont soutenu cette hypothèse. Stoelzner signale le peu de développement des capsules surrénales chez les enfants rachitiques, et leur faible contenance - en adrénaline, et il insiste sur l'opportunité du traitement opothérapique surrénal dans le rachitisme. Mais Schmorl et Cattaneo n’ont jamais constaté chez les rachitiques des lésions des capsules surrénales; et Jovane et Pace n'ont pas réussi à déterminer le rachitisme chez des chiens par l’extirpation des surrénales.
-Lethymus a été incriminé, et cette hypothèse, exprimée pour la première fois par V. Mettemheimer a été reprise récemment par Mendel. Il s'appuie sur les recherches de Friedleben qui établit un rapport entre le thymus et le développement des os. Mais, en opposition à cette théorie, Du Castel a trouvé, dans certains cas de rachitisme, un thymus hypertrophié. D'autre part les travaux de Basch, de Neumann, de Klosé et Vogt détruisent entièrement cette idée d'un rapport entre le thymus et l'apparition du rachitisme. |
Pour le corps thyroïde : Heubner, Knopfelmacher, Lanz ont montré que cet organe ne joue aucun rôle dans le rachitisme; cependant que Hôünnike est d’un avis contraire. Les cas de Senator, Finkelburg, Pommer, Poppe, Wolf, Braake, Parhon et Minhéa, montrent d'autre part les rapports existant entre le goître exophtalmique et les lésions de décalcification osseuse.
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Récemment Bab et Neu ont prétendu qu'une médication hypophysaire améliorait notablement certains cas d’ostéomalacie. A. Clotz, appliquant cette médication au rachitisme aurait obtenu de bons résultats.
Ces théories furent peu suivies et trouvèrent peu de crédit devant la plupart des auteurs. C'est dans l'alimentation du jeune enfant que l'on cherche surtout l’origine du rachitisme, et sa cause initiale.
Théories alimentaires du rachitisme.
Cette hypothèse ressort de l'étude même des conditions dans lesquelles se développe le rachilisme. J.-L, Petit, Levret, Benevoli, Duverney, etc... avaient déjà, il y a deux siècles, signalé l'influence du sevrage prématuré et une alimentation défectueuse sur le développement du rachitisme. Cette théorie alimentaire a été soutenue dans la suite par de nombreux auteurs : J. Guérin, Trousseau, Chossat, Roloff, Gamba, Fonssagrives, Cheadle, etc... A l'heure actuelle elle a été reprise par la plupart des médecins et chirurgiens d’enfants; et dans les traités classiques, Marfan, Comby, Hausalter et Spillmann, etc... insistent sur les troubles gastro-intestinaux consécutifs à une mauvaise alimentation et sur leurs rapports avec le rachitisme.
Mais les opinions divergent quand il s’agit de pousser plus loin et de préciser davantage. Les termes de « mauvaise alimentation », « sevrage prématuré », « troubles de la nutrition » sont vagues, et sous ces désignations se rangent des théories parfois bien différentes.
PA Nous étudierons successivement les principales. .
Théorie toxique. — Se basant sur l'électivité toute particulière de certaines substances pour le tissu osseux comme la garance (Flourens), le phosphore (Wegner, Kassowitz, Miva et Stoeltzner), Delcour entreprend une série d'expériences; 1l fait ingérer à des chiens du phosphate de potasse, à l’autopsie il trouve un chapelet costal très marqué, et histologiquement, des lésions des cartilages que l’on tronve dans le rachitisme. Se basant sur ces résultats il admet que les sels de potasse jouent un rôle important, toxique, dans la pathogénie du rachitisme. Artopé, puis Spillmann reprennent ces expériences sans jamais obtenir de résultat.
Mais il est d’autres poisons autrement fréquents dans l'organisme : ce sont tous ceux qui se développent dans l'estomac et l'intestin au cours des gastro-entérites. Normalement ces poisons sont annihilés par la fonction antitoxique du foie; mais vienne le foie être altéré, sa fonction antitoxique sera diminuée ou supprimée et les accidents d'intoxication apparaîtront. C'est en se basanl sur ces faits que Spillmann entreprend une série d’expériences. Il injecte à des lapins des extraits de matières fécales provenant d'enfants atteints de gastro-entérite avec ou sans rachitisme : une seule fois, il arrive à
trouver à l’autopsie des lésions typiques de rachitisme.
Théorie microbienne. — Chaumier considère le rachitisme comme une maladie contagieuse d'origine microbienne. Mircoli constate à l'autopsie de rachitiques, la présence dans le cerveau, la moelle épinière et le tissu
HOULBERT b)