‹ Contribution à l'étude des vitaminesChapitre 26 sur 50 · RATES · texte numérisé non relu

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osseux, du staphylocoque pyogène, associé dans un cas avec le streptocoque.

Smaniolto-Ettore trouve un grand nombre de bactéries (colibacilles, streptocoques, pyocyaniques staphylocoques) dans les épiphyses, chez des enfants morts de gastro-entérite grave.

Spillmann entreprend de vérifier ces résultats. Il cultive du sang de jeunes enfants à la période de début du rachitisme... Les cultures restent stériles. Des cultures de moelle osseuse, prélevée aseptiquement au niveau de la diaphyse et de l’épiphyse du tibia, des cultures de pulpe de rate, furent faites en deux séries. Dans la première la moelle osseuse et la pulpe splénique étaient prélevées sur des sujets manifestement rachitiques ; dans la seconde au contraire, les prélèvements avaient été faits sur des animaux ne présentant aucun signe de. rachitisme. Les résultats montrent « qu’on peut trouver dans les os d'enfants ou d'animaux rachitiques, les mêmes microbes que dans les os d'enfants morts d’affections quelconques, sans que leur squelette ait présenté la moindre altération. »

Dans une autre série d'expériences, l’auteur injecte des cultures de colibacilles et de toxine colibacillaire, mais en aucun cas 1l ne constate de réaction osseuse.

Albarel reprend les mêmes expériences, lui non plus n'obtient aucun résultat positif.

Charrin, puis Charrin et Gley reproduisent expérimentalement le tableau du rachitisme chez des lapins par des inoculations de toxines pyocyaniques aux ascen-

dants.

Spillmann reprend ces expériences mais n’observe jamais la moindre réaction osseuse. « Si, dit-il, nous avons pu reproduire expérimentalement le tableau de la cachexie infantile d’origine gastro-intestinale, nous n'avons jamais pu observer de lésions osseuses consécutives, ce qui prouve une fois de plus, que l'infection ou l’intoxication digestive seules ne suffisent pas à provoquer le rachitisme ».

Théorie de Spillmann. — C'est alors que Spillmann veut essayer de préciser davantage et il se demande si le rachitisme ne serait pas dû à une infection ou à une intoxication spécifique.

En 1894, Chaumier avait déjà émis l'opinion de spécificité microbienne du rachitisme. Hagenback-Burkhardt pense aussi à une infection par un microbe spécifique. Pollosson incrimine le microbe de la pomme de terre.

. À la suite de ces auteurs Spillmann cultive le sang, la moelle de rachitiques, sans résultat; il'injecte à des animaux de l'extrait de moelle d'os rachitiques; il fait des injections intra-osseuses, sans arriver à déterminer le rachitisme. Une seule fois, il réussit à constater des lésions nettement rachitiques chez un lapin auquel il avait fait, « à partir de l’âge de treize jours, plusieurs injections sous-cutanées d'extrait alcoolique et d'extrait aqueux de matières fécales provenant d’un enfant atteint de rachitisme à la période de début ». Bien que sur toute une série d'expériences ce seul fait ait été positif, l'auteur le considère comme suffisant pour prouver la spécificité de l'agent microbien du rachitisme. Les leucocytes apporteraient dans la moëlle les poisons qui se

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développeraient dans l'intestin au cours de troubles gastro-intestinaux. En particulier le « poison rachitisant » y serait amené, et alors il exercerait sur le tissu osseux son action pathogèneélective. C’est au niveau de la zone la plus vascularisée, c’est-à-dire au niveau du cartilage de conjugaison des épiphyses, et sous le périoste, qu'il serait le plus abondant, et c’est à ce niveau que se manifesteraient les premières lésions. « De toute façon le poison incriminé provoquera, en raison de son électivité, une lésion inflammatoire spéciale qui sera l’ostéite rachitique. Le rachitisme serait donc une ostéite toxique ». Et Spillmann résume ainsi sa conception du rachitisme: «Le rachitisme estune maladie générale d’origine intestinale probable, au cours de laquelle des poisons partis de l'intestin viennent provoquer au niveau du squelette des lésions d'ostéite ».

Théorie chimique.

Nous avons laissé de côté une des plus anciennes conceptions pathogéniques du rachitisme, à savoir l'influence des sels de chaux, nous l’exposerons maintenant.

Une des manifestations la plus apparente du rachitisme est en effet le défaut de consistance du tissu osseux par manque de calcaire. Un trouve une prédominance du tissu cartilagineux sur le tissu osseux. Ainsi Dibbelt trouve dans les os normaux 29,43 p. 100 de cartilage et 71,29 p. 100 dans les os rachitiques. Il donne les chif-

fres suivants :

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