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peu cuite (en un mot des Vitamines) donnera naissance à des enfants indemnes de rachitisme, indemnes même de prédispositions, el, si les conditions d'hygiène alimentlaire ultérieure sont bonnes, le rachitisme ne se développera pas chez de tels sujets... {ni plus tard sans doute l’ostéomalacie essentielle).
Mais vienne la mère être privée de Vitamines; non seulement des symptômes de carence se manifesteront sur elle, mais surtout le fœtus souffrira, et ainsi sont expliqués les cas de rachitisme fœtal, de béri-béri, de pellagre congénitaux.…. et aussi les cas, paraissant contradictoires au premier abord, de maladie de Barlow chez des enfants nourris au sein.
Depuis longtemps les défauts de diétetique avaient élé rendus responsables du scorbut. On a abandonné maintenant les théories infectieuses et parasitaires de la pellagre et du béri-béri, et ces deux affections sont actuellement rangées dans le groupe des « Avitaminoses ».
Bien d’autres manifestations pathologiques pourraient sans doute être éludiées à ce point de vue : toutes les maladies dites « de nutrition ».
Nous n'avons pas étudié les Vitamines au point de vue de leur composition chimique; mais nous nous sommes surtout attachés à l'étude de leur action sur la croissance, et à celle de leur rôle dans le phénomène de la division cellulaire. De nos expériences il ressort que : |
1° Une carence de Vitamines arrête complètement la croissance.
% Que cette croissance peut être remise en marche par la seule adjonction de quelques milligrammes seulement des Vitamines.
En somme, les divisions cellulaires par lesquelles se produit la croissance, sont sous la dépendance directe des Vitamines ; le stimulus qui préside à ces divisions cellulaires est provoqué par elles, ou plutôt, par « une Vitamine, que l'on peut appeler « Vitamine de croissance », différente des Vitamines anti- SCORMEMUeS anti- rachitiques, anti-béribériques, etc.
Et l’on voit l'importance oloenee et pathologique de cette notion des Vitamines.
1° Nécessité de donner à la femme enceinte, puis à la
mère ou la nourrice qui allaite, des Vitamines. 2 Nécessité de donner des Vitamines à l'enfant qui grandit ; tout en conservant l'usage des laits stérilisés ou modifiés, mieux assimilés que le lait de vache naturel, et donnant plus de sécurité que le lait cru... mais à la condition d'ajouter à ces laits ce que les manipulations physiques ou chimiques ont détruit : c'est à dire des Vitamines.
3 Importance de la notion de « Vitamines » dans la constitution des régimes alimentaires, non seulement pour les marins, pour les-troupes en campagne, pour les lycées, les prisons etc... mais aussi pour les hôpitaux, et pour l'établissement des « régimes », parfois trop sévères, que l'on donne aux malades surtout aux dyspeptiques.
40 Enfin le résultat de nos expériences nous montre le rôle des Vitamines non seulement dans les divisions
cellulaires normales, mais aussi, 1] nous fail prévoir leur action dans la cicatrisation des plaies. et, peut être bien, dans les divisions cellulaires pathologiques, dans le développement des cancers. Et ainsi peut être posé le rôle des Vitamines, non seulement au point de vue spéculatif simple, mais au double point de vue pratique, prophylactique et thérapeutique.
Vu le Président :
y ® VAQUEZ Vu : le Doyen, H. ROGER Vu et permis d'imprimer, le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,