BLANC D’ŒUF
1° Milieu liquide au blanc d'œuf. — Composition : une partie de blanc d’œuf liquide pour neuf parties d’eau. Ebullition. Filtration. Stérilisation à 110°.
E, au bout de sept jours, est légèrement fluorescent, Py ne l’étant pas du tout. Pour py, l’addition d’ammoniaque donne une fluorescence extrêmement faible, comparativement à E..Il n’y a sécrétion de pyocyanine pour aucune des deux variétés.
CONCLUSION. — Pour E, la fluorescence est plus intense que pour PY.
2°Blanc d'œuf coagulé. — J'ai conduit deux séries. d'expériences, l’une : K#
a) Avec le blanc d’œuf baignant jusqu’à nu-hauteur dans l’eau physiologique :
Pour py, la digestion, terminée au neuvième jour, s’effectue plus complètement que pour E. La coloration verte obtenue pour Py est beaucoup plus intense que celle obtenue pour E. E et Py ne produisent pas de pyocyanine.
L'autre :
b) En remplaçant l’eau physiologique par de l’eau : peptonée :
Le blanc d'œuf est digéré complètement par Py, incomplètement par E. py donne un liquide de digestion vert pré, beaucoup plus chromogène que celui donné par E.
CONCLUSION. — Dans les deux séries d’ expériences, la
digestion pour Py est plus complète et le liquide plus chromogène que pour €.
MILIEUX SYNTHÉTIQUES LASSEUR
L'intérêt de l’emploi des liquides synthétiques, composés de produits purs, est bien connu. Je n’ai pu expérimenters les milieux synthétiques d’ARNAUD et CHARRIN, de FRAENKEL et VOGES et de GESSARD. J’ai dû me borner aux liquides I et II de LASSEUR, qui n’ont pas réagi de façon différente avec E et Py et ont donné invariablement de la pyocyanine.
Il. — MILIEUX PEPTONÉS
Les milieux peptonés permettent de différencier essentiellement les deux variétés E et Ppy.
De même que GESSARD, j’examine la peptone séparément avec ses propriétés particulières, évitant le mélange de la peptone et du bouillon, où les propriétés spécifiques de chacun des deux milieux seraient confondues.
Je considère deux catégories de milieux peptonés, permettant, toutes deux, d’établir des comparaisons intéressantes :
1° Milieux peptonés liquides; 2° Milieux peptonés solides.
1° MILIEUX PEPTONÉS LIQUIDES
En premier lieu, je vais examiner les caractères culturaux sur eau peptonée à 2 %. La peptone que j'ai utilisée est une peptone du commerce, qui donne en solution des cultures fluorescentes.
GESSARD n’a pas observé de culture fluorescente sur eau peptonée, obtenue avec de la peptone pancréatique; c’est
DT
même à cette particularité qu'il attribue les différences très légères rencontrées entre ses cultures et les miennes.
EAU PEPTONÉE A 2 %
Culture de px. —— py donne le premier jour un trouble intense. Au troisième jour, à la partie supérieure du liquide se forme un voile grisâtre et fragile, et le liquide est louche, légèrement verdâtre. Au neuvième jour, cette teinte s’accentue et le voile devient gris verdâtre. Au douzième jour, le liquide est jaune vert, faiblement coloré. Au quinzième jour, il devient ensuite jaune gris ou brun très faible. Le liquide est louche et le voile est tombé. Au trentième jour, le liquide est presque limpide et jaune grisâtre.
Culture de E. — E, au troisième jour, présente un voile vert, un liquide jaune vert, qui, au sixième jour, devient vert clair, au neuvième jour, rouge brun, et au trentième Jour, limpide avec une magnifique coloration rouge carmin.
Pigmentation. — Les trois pigments (fluorescent, pyocyanine et jaune verdâtre) sont sécrétés par les germes des deux variétés.
CONCLUSION. — Au quinzième jour de culture, E (rouge) offre une différence typique avec py (jaune brunâtre).
DILUTIONS D'EAU PEPTONÉE 4 2 %. — J'appelle c l’eau peptonée à 2 %. J'ai préparé des dilutions c/2, c/4, c/8, C/16, c/32.
Avec E, après quinze jours de culture, c/2 donne une teinte brun marron, alors qu'avec Py, on obtient une coloration verdâtre sans trace de rose. Avec E, C/4 est. vert