‹ Contribution à l'étude du Bacillus Pyocyaneus Erythrogenes GessardChapitre 16 sur 56 · MILIEUX AU BLANC D’ŒUF · texte numérisé non relu

MILIEUX AU BLANC D’ŒUF

1° BLANC D’'ŒUF LIQUIDE AU TIERS. — Composition : une partie d’albumine d'œuf pour deux parties d’eau physiologique. Le milieu est préparé aseptiquement et ensemencé directement.

Au bout de trois jours, pour L et pour G, le verdissement apparaît très faible. Au bout de cinq jours, L est vert flucrescent intense, la fluorescence semblant aussi se manifester pour G. Après pee jours, pour G elle est très faible comparativement à

Pigmentation. — I ne se a de pyocyanine ni avec G, ni avec L.

CONCLUSION. — Pour 1, la fluorescence est visible au troisième jour, pour G, au quatrième ou cinquième jour. 1, est plus fluorescent que G.

2° BLANC D'ŒUF AU 1/10. — Préparation : une partie d’albumine d’œuf, neuf parties d’eau physiologique. Ebullition. Filtration. Stérilisation.

Pour L, au troisième jour, la teinte bleue commence à apparaître, s’accentue au cinquième jour, puis encore

davantage au septième. La partie supérieure de la culture est bleu vert intense, la partie inférieure vert pâle, le développement microbien très abondant.

Pour G, au troisième jour, on remarque une coloration verte, au cinquième jour, une fluorescence intense, avec une coloration jaune verdâtre qui s’accentue au septième jour, surtout en surface.

Si l’on traite des cultures de huit jours de L et de G par l'eau oxygénée, on a, avec L, une coloration rose intense, avec G, une coloration vert jaunâtre. Si on reprend ensuite ces cultures à l’ammoniaque, L devient jaune rosé fluorescent, et G devient vert pomme.

Pigmentation. — On remarque de la fluorescence sans pyocyanine.

CONCLUSION. — En faveur de 6, il existe une différence

de fluorescence.

3° BLANC D'ŒUF COAGULÉ (baignant jusqu'à mi-hauteur dans de l’eau physiologique).

Pour L, au quatrième jour, la digestion est faible : les arêtes du cube de blanc d'œuf sont émoussées. Au septième jour, le liquide, jusqu'alors non chromogène, le devient faiblement, nettement au neuvième jour; il est louche, la digestion s'étant accentuée.

Pour G, au troisième jour, le verdissement est très faible. Au quatrième jour, la digestion débute avec un liquide légèrement verdâtre; elle s’accentue (liquide trouble),

ainsi que la chromogénèse, aux septième et neuvième jours.

Pigmentation. — Pour L et pour 6, on constate la présence de pyocyanine.

CONCLUSION. — G et L ne semblent pas offrir de caractères distinctifs marqués.

Il. — MILIEUX PEPTONÉS

Je vais étudier séparément l’action des deux Bacilles érythrogènes, G et L, sur :

1° Les milieux peptonés liquides; 2° Les milieux peptonés solides; 3° Les milieux peptonés modifiés.

1° Mlileux peptonés liquides

CULTURES EN TUBES A ESSAIS DE LA VARIÉTÉ ÉRYTHROGÈNE SUR EAU PEPTONÉE A 2 %

La culture peptonée prend d’abord une teinte jaune verdâtre, puis, de cinq à sept jours après l’ensemencement, une coloration rose commence à apparaître en surface et gagne progressivement les couches profondes, pour envahir enfin toute la masse.

Par agitation du liquide, on hâte l'oxydation du pigment jaune verdâtre, et on accélère ainsi l'apparition d’une teinte rouge uniforme. Tous les tubes de culture sur eau peptonée ne présentent pas les mêmes particularités chromogènes. Les variations de l’aération donnent au contraire des tubes bien différents les uns des autres : il n’y a pas deux tubes qui possèdent des colorations rigoureusement identiques.

Je vais mentionner ce que j’ai observé sur quinze tubes de culture ensemencés dans les mêmes conditions.

se

Tout d’abord, je dois signaler que les colonies isolées, qui étaient à l’origine de mes cultures liquides, avaient chacune leur pigmentation particulière et qu’une colonie verte donnait une culture jaune, alors qu’une colonie déjà rosée donnait d’abord une culture verte.

Sur une eau peptonée ensemencée depuis cinq jours, j'ai constaté une accentuation de la teinte jaune dans la partie non aérée.

Au bout de sept jours, les tubes les plus colorés étaient devenus vert brun intense, les autres vert jaune, sans rouge visible; c’est seulement le huitième jour, qu’un tube de la série considérée présentait une coloration rouge brun. Quatre tubes étaient bruns ou jaune brun, les autres plus ou moins jaune vert.

Au bout de neuf jours, huit tubes étaient brun rouge sur un centimètre de hauteur à la partie supérieure, le reste du liquide offrait une teinte jaune verdâtre. Sept tubes étaient entièrement vert jaunâtre.

Au bout de dix jours, dix tubes étaient d’un rouge brun d’accentuation variable, alors que cinq étaient d’un vert Jaune, qui persistait encore au bout de quinze jours.

Au bout de seize jours, sur ces cinq tubes, trois étaient vert rosé avec des pointes brunes, les deux autres avaient toujours leur teinte jaune verdâtre. A la longue, ces deux derniers ont présenté tout au plus des pointes brunes dans leur coloration, sans jamais devenir rouges.

COMPARAISON ENTRE LES CULTURES DE G ET L SUR EAU PEPTONÉE, EN TUBES A ESSAIS L possède un voile à reflets métalliques que ne possède pas G.

êè

An 2e

L, au Cinquième jour, d’abord vert, devient au septième jour, jaune verdâtre ou vert rosé, puis, au huitième jour, rouge violacé, et continue jusqu’au quinzième jour à accentuer sa coloration.

G est toujours plus limpide que £, mais est moins précoce dans le rosissement où le rougissement, et n’atteint qu’au rouge brun.

Pigmentation. — Pour L, on trouve davantage de pyocyanine que Pour G.

CONCLUSION. — Pour L, la précocité et l'intensité du rouge sont plus grandes que pour G.

Page 1