SUR COLONIE ROUGE
J'ai choisi, sur gélose peptonée en plaque, une one rouge isolée, particulièrement bien développée, et âgée
LE ae
de quatre ou cinq jours. Après lavoir émulsionnée, je l’ai passée de nouveau sur même milieu, et j'ai répété huit fois ces opérations, en m’appliquant à prendre sur chaque plaque la colonie la plus colorée.
J'ai toujours pu déceler, dans ces cultures, la présence de pyocyanine.
Types érythrogènes par sélection
5° SUR : EAU PEPTONÉE - GÉLOSE PEPTONÉE - EAU PEPTONÉE
Les Bacilles d’une culture rouge sur eau peptonée, âgée de quinze jours, ont été passés sur gélose peptonée en boîtes de PÉTRI. Au bout de quatre jours en moyenne, les quinze à vingt colonies les plus érythrogènes ont été passées de nouveau sur eau peptonée. J’ai choisi, après quinze jours, le tube de culture le plus rouge, et j'ai recommencé le cycle. J’ai répété ce mécanisme pendant sept mois. J’ai obtenu des résultats de deux sortes :
A) J'ai sélectionné un premier germe, où le pigment jaune verdâtre est produit en plus grande quantité qu’au début. ‘
Il n’y à pas eu suppression de la fonction pyocyanogène : au contraire, les quantités de pyocyanine et de corps rouge se sont accrues parallèlement; la présence du pigment fluorescent a persisté.
C'est ce type que j'ai appelé type érythrogène au marimum : il sécrète plus de pyocyanine et de corps rouge que l’échantillon moyen;
B) Par contre, une colonie sur boîte de PÉTRI, du dixième passage, soit après sept mois, était fort peu éry-
throgène, bien que je l’eusse obtenue avec une culture très rouge sur peptone (1). Cette colonie, peu chromogène, a donné sur eau peptonée une coloration vert brun, sans rouge, au bout d’un mois. J’ai passé les cellules de cette culture sur boîte de PÉTRI, où il ne s’est plus manifesté qu’une très faible coloration rose. Ayant opéré des passages successifs sur eau peptonée, je n’ai pu supprimer complètement la fonction érythrogène, encore appréciable sur milieu peptoné solide, mais j’ai obtenu un deuxième type, érythrogène au minimum, où il y a extrémement peu de corps rouge, puisque la solution de peptone ne rougit plus.
D'autre part, comme pour letype érythrogène au maxinum, 1l y à une variation parallèle de la pyocyanine et du corps rouge. Pour le type érythrogène au minimum, il y a très peu de corps rouge et très peu de pyocyanine, c’est-à-dire qu’il n’y à pas encore suppression complète de la fonction pyocyanogène.
CONCLUSIONS. — Les deux germes que j'ai sélectionnés sont toujours deux germes érythrogènes, puisque le corps rouge conserve la prépondérance vis-à-vis de la pyocyanine, non seulement dans le type exalté, mais aussi dans le type au minimum. En effet, les deux pigments sécrétés par ce dernier, si peu abondants qu’ils soient, ont diminué dans les mêmes proportions.
J’ai pu seulement diminuer la sécrétion du pigment jaune verdâtre, au point que, une fois oxydé dans les solutions de peptone, il ne les rougit plus; mais ce non-
(4) Ce qui montre bien qu'une culture très chromogène peut donner naissance à des colonies peu chromogènes.