‹ Contribution à l'étude du Bacillus Pyocyaneus Erythrogenes GessardChapitre 38 sur 56 · ANS: PE · texte numérisé non relu

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WassERZUG (1887) voit que le B. pyocyanique végète dans le bouillon de veau renfermant une concentration de 6,5 à 7 % de chlorure de sodium, la pyocyanine n'étant plus sécrétée pour un taux de sel supérieur à 5 %.

STADLER (1899) conclut à l’action antiseptique du chlorure de sodium à haute dose. L’auteur mentionne le procédé PŒKEL, qui consiste dans le lavage à l’eau salée (6 à 8 %) des récipients où l’on conserve les aliments. IL dit que Forster à Amsterdam a décrit une quantité de bactéries et de levures ayant des affinités pour le sel, et que WEHMER a isolé de la saumure de hareng, une levure supportant une concentration saline de 45 %.

GILBERT et CARNOT (1904) constatent des cultures abondantes de Pneumocoque dans un milieu contenant de 5 4 8 p. 1.000 de sel. Elles deviennent de plus en plus claires, lorsqu'il y a 8 à 12 p. 1.000 de sel, et de plus en plus difficiles à 13 p. 1.000.

LAFFORGUE (1905) signale que le chlorure de sodium, injecté en solution hypertonique, exalte le pouvoir pathogène des saprophytes (Ex. B. mesentericus).

MULLER (1910) étudie l’influence du chlorure de sodium sur la végétation du bacille de la morve et du bacille tuberculeux. Les cultures de ce dernier résistent pendant dix à quinze jours à l’action de solutions concentrées de sel. L’auteur ajoute que le bacille tuberculeux résiste plusieurs mois au pouvoir antiseptique du chlorure de sodium (c’est également l’opinion de FORSTER, de FREYTAG et de GALTIER), et il propose d’ajouter 15 à 20 % de sel, au lait dans lequel on recherchera le B. de KocCH.

LOEB et WASTENEYS (1910-1911) étudient longuement l’action toxique sur les cellules, des sels alcalins pris en

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association d’abord, isolément ensuite, permettant ainsi de définir le rôle particulier à chaque métal.

KIESEL (1912) démontre que l’activité des acides et des sels sur les bactéries ne correspond pas, dans la plupart des cas, à leur action chimique et que l’effet toxique des acides et des sels acides est dû :

1° À leur fonction chimique et à leur degré différent de dissociation ; 2° A leur mode de pénétration à travers le protoplasma.

KARAFFA-KORBUTT (1912) note l’impossibilité de cultiver les bacilles du groupe Coli sur des milieux dont la concentration atteint 8 à 9 % de sel. Les bacilles du groupe Septique sont gênés seulement pour une dose de 10 et 12 %, les variétés de Torula se développant encore lorsque le taux salin est de 25 %. Les microbes sporulés résistent indéfiniment à des doses de chlorure de sodium, qui s’opposent relativement vite au développement des bacilles asporogènes. ;

SPERLICH (1912), expérimentant avec des bactéries et le chlorure de sodium, voit que la moitié environ des espèces atteint un développement complet dans les milieux nutritifs contenant 3 % de sel. Certaines bactéries sont favorisées par la présence de 0.5 % de sel, la végétation s’arrêtant pour une concentration comprise entre 6et 10 %.

Coupin (1915), étudie la végétation des bactéries marines dans la salure. Le milieu ensemencé est de l’eau peptonée à 1 %, à laquelle il a ajouté des quantités variables de sel. Quatre bactéries supportent l’addition d’une proportion de sel de 8 %, et c’est la dose la plus faible tolérée par toutes les bactéries, l’une d'elles n'étant pas tuée

Seiko

bar le chlorure de sodium à la concentration de 16 %. Comme ces microbes viennent de l’Atlantique, où la salure est de 2,5 %, on voit qu'ils peuvent vivre en présence de trois à cinq fois plus de sel que dans leur milieu normal.

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