ESS
solution. Dans des solutions très diluées et pour certains sels, il n’y a que des ions (anions et cations), qui sont des facteurs de la toxicité, tandis que pour d’autres concentrations, il existe en outre, les molécules intégrales des sels. ”
On abaisse la toxicité en diminuant l’ionisation, d’une solution d’un sel particulièrement toxique, tel que le bichlorure de mercure, HgC}', qui doit surtout sa toxicité à
l'ion . par apport au système d’un ion commun 4 fourni par un chlorure, alcalin par exemple.
Les solutions salines possèdent une pression osmotique à laquelle réagit le protoplasma bactérien. Cette réaction, particulièrement précieuse quand les espèces bactériennes ont les mêmes caractères morphologiques et des propriétés physiologiques voisines, varie avec ces espèces pour un sel donné, permettant ainsi leur différenciation.
MIiQUEL (1891) dit que « le procédé basé sur l’inégal pouvoir antiseptique de quelques corps est précieux pour l’isolement des bactéries saprogènes ». Il emploie, dans ce but, le chlorure de sodium en solution de 5 à 15 %, la glvcérine, le borate de soude, etc.
MAILLARD (1898) rappelle les travaux de KAHLENBERG et TRUE (1896), de PAUL et KrœniG (1896), qui mettent en lumière le rôle de l’ionisation dans l’action des antiseptiques, sur les spores de B. anthracis. MAILLARD cite LOEB (1898), pour lequel déjà se fait sentir dans ses expérien- ‘ces l’influence des ions libres, et conclut, pour sa part, à l’abaissement de la toxicité et de l’ionisation, du sulfate de cuivre additionné de sulfates alcalins.
PAULESCO (1904) fait valoir que les doses-limites de
sels, supportées par une bactérie, ne sont pas absolument proportionnelles aux poids moléculaires des sels.
GUILLEMARD (1908) montre que dans un sel c'est l’acide, surtout quand il est polyatomique, qui différencie la bactérie.
EisLer (1909) insiste particulièrement sur limportance du cation et de la valence.
GUILLEMARD (1909) étudie la résistance extrêmement variable à la pression osmotique des végétaux inférieurs et définit le point osmotique : la concentration-limite de solution saline, à laquelle végète un microbe, concentration-limite variable avec la quantité du milieu de culture.
DuBois (1910) distingue B. Coli commune de B. pseudo Coli commune, grâce à leurs réactions différentes sur les sels.
GUILLEMARD (1910) résume ses travaux sur la pression osmotique, en disant qu'elle réagit sur la te suivant un double mécanisme
1° La concentration moléculaire détermine une action purement quantitative ;
2° La dissociation électrolytique produit des effets d’ordre spécifique, en rapport avec la nature des ions en présence dans la solution osmosante,