CONCLUSIONS
Le nombre des éléments qui permettent au Bacillus Syncyanus de produire son pigment est extrémement réduit.
De tous les sucres ou corps capables de donner des sucres, le glucose seul est favorable.
Parmi les éléments azotés, l’asparagine donne quelques résultats assez médiocres d'aillenrs.
De tous les sels organiques d'ammoniaque, deux seulement fournissent vraiment de bons résultats : le lactate et surtout le succinate.
L'acide sulfurique est nécessaire, soit sous forme de SO,(NH,), soit de SO,Mg, et nous n'avons pu lui trouver un succédané.
Si une acidité initiale est nécessaire et même favorise la production du pigment, les limites de variations de cette acidité sont assez restreintes et l’on atteint rapidement une dose qui empêche la formation de la matière colorante.
La sécrétion d’une oxydase par le Bacillus Syncyanus est la condition absolument nécessaire à la production de la matière colorante. ;
Cette oxydase est d'une sensibilité extrême aux variations de température, c’est pourquoi encore la formation du pigment est extrêmement limitée.
Enfin, l'oxygène est non seulement indispensable à la vie de la bactérie, mais encore il est nécessaire à la production de la matière colorante.
Le pigment bleu est, lui aussi, très sensible aux variations de température. Il se conserve d'autant mieux que la température est plus basse.
Il nous a été absolument impossible de l'empêcher de se décolorer. En le mettant à l'abri de l'air, ou grâce à quelques antiseptiques on peut, tout au plus, retarder légèrement cette décoloration.
Nous n'avons pas réussi à l'extraire, ni à l'isoler des bouillons de culture où il n'est, du reste, pas en solution.
La matière colorante doit probablement s'y trouver, soit à l'état d'émulsion, soit de colloïde.
Elle est oxydable et réductible, mais ne se laisse plus ramener ensuite à l'état primitif.
Le pigment bleu est nettement sensible à la lumière solaire.
Enfin, il présente quelques réactions caractéristiques des albuminoïdes.
Vu et approuvé :
Nancy, le 5 mars 1908, Le Doyen de la Faculté des Sciences, G. FLOQUET.
Vu et permis d'imprimer :
Nancy, le 6 mars 1908, Le Recteur de l'Académie de Nancy, 2H. ADAM, CORRESPONDANT DE L'INSTITUT,
SECONDE FHEÈSE