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GROUPE : BASSINS D'ORIGINE INFLAMMATOIRE

Dans les cas de Grenser, Schatz, Comelli et de M. le

D' Plauchu, l’inflammation, soit ostéite ou ostéomyélite

des os du bassin, soit arthrite sacro-iliaque, était décelée par les commémoratifs et les cicatrices d’abcès suppurés.

Ces inflammations osseuses produisirent la destruction des cartilages d’accroissement juxta-épiphysaires sacrés, et partant l’atrophie des ailerons sacrés et du sacrum ; elles purent aussi produire l’arthrite sacro-iliaque, le processus inverse ayant pu aussi exister. L’arthrite sacroiliaque suivie d' ankylose peut d’ailleurs suffire à provoquer l’atrophie du sacrum, si on adopte les idées de Schroder et de Duncan sur le rôle trophique des articu-

lations sur les os voisins. Ce dernier auteur écrit (Ind. bib., n° 24)

« Comme il procède des recherches modernes, l'importance des articulations devient de plus en plus grande. On les regarde maintenant comme contribuant non seulement, à la sûreté de la structure du corps par leur action sur les nombreuses autres articulations, en prévenant les accidents mécaniques provenant des divers traumatismes, à empêcher le choc sur le système nerveux à la suite des mêmes causes, à l'expansion du passage pelvien dans l'accouchement, mais aussi au développement d’un bassin sain dans sa forme parfaite. »

3° GroupE : Bassivs DE ROBERT D'ORIGINE SPONTANÉE

Pour les cas de Robert, Vrolick, Kirchhoffer, Seyfert et Lombl, Lloyd Roberts, Kehrer, Ferruta, Litzmann, Haven, Sabatier, Becker, Berry Hart, Graf et Hoh]l, aucun anté cédent traumatique ou inflammatoire ne peut être relevé dans l’histoire des malades.

Nous ne ferons que mentionner la théorie de Sabatier exposée par son élève Pacaud (ind. n° 55), faisant du rachitisme l’étiologie de ces bassins de Robert. Cela n’est

pas démontré ; il n'existait pas de stigmates rachitiques

sur presque {ous ces bassins ou sur les femmes qui les portaient ; on comprendrait mal d'autre part lextrème rareté du bassin de Robert, avec les cas si nombreux de rachitisme.

Par contre, sur ces bassins, la structure osseuse nor-° male, l'absence de signe de processus morbide au voisinage des synosloses, l’atrophie plus ou moins complète des ailes du sacrum, et son développement insuffisant, l’ensemble de la forme du bassin ayant la plus grande ressemblance avec celui du nouveau-né, sont des faits en faveur de l’origine congénitale de ces bassins de Robert.

En effet, la théorie généralement acceptée, celle des classiques, œuvre des travaux de LamBr, LiTzMaAn, SCHRODER, OLSHAUSEN, GEGENBAUR et de KEHRER, est que l’'enkylose ïiléo-sacrée serait secondaire par ossification inflammatoire : celle-ci serait due à une étroitesse primitive des ailes sacrées, amenant sous l'influence de la marche une arthrite adhésive, puis la synostose de l’articulation sacro-iliaque.

La plupart des auteurs, sans en expliquer la cause, admettent ainsi une atrophie primitive des ailerons sacrés ; de dimensions réduites, la colonne sacrée s’affaisse peu à peu sous l’action lente du poids du tronc, et trop étroite pour s'appuyer sur les os iliaques, vient plonger au niveau du détroit supérieur. Un pareil déplacement ne s'effectue pas sans tiraillements des articulations sacroiliaques et des ligaments 1léo-sacrés. De là s'ensuit une arthrite double adhésive, finalement terminée par ankylose et synostose sacro-iliaque.

De l’atrophie du sacrum et de son abaissement décou-

lent le rapprochement des épines iliaques postérieures et

LTNSoree

supérieures, et surtout le rétrécissement des diamètres transverses.

À côté de ces théories pathogéniques mécaniques et inflammatoires, doit être placée la conception de l'origine du bassin de Robert exposée en 1917 par Berry Hart, d'Edimbourg (nd. bib., n° 3).

Cet auteur adopte les idées de Mendel et croit qu'un organe comme le sacrum a plusieurs caractères autonomes et dominants, par exemple pour sa grandeur, sa substance osseuse, ses cartilages, ses centres d’ossification et ses articulations. = l

Comme Weismann, Berry Hart voit dans les chromosomes les caractères déterminants des structures adultes ; lors des mitoses de maturation de l’ovule et du spermatozoïde, ces caractères déterminants se distribuent dans les chromosomes divisés en tous sens, et lors de l’expulsion des’ globules polaires certains sont éliminés ; parfois dans la série des variations de ces déterminants quelqu'une est assez grande pour donner une mutation analogue à celles obtenues par de Vries ; il s’ensuivra une modification de la structure de l’adulte ; ainsi chez lui pourra manquer un organe Ou partie d'organe, si quelque chromosome a été alors anormalement rejeté.

Conformément à ces théories, Berry Hart pense que dans le bassin de Robert, comme dans celui de Nœgelé, il y a eu lors des mitoses de maturation, élimination du facteur volume de ce bassin, par perte de partie des ailes sacrées.

De même l’ankylose sacro-iliaque pour cet auteur ne vient pas d'une inflammation. Skiagrams, dit-il, a mon-

tré que dans le cas de brachydactylie où la phalange mé-

De Os él CREER LA Set tee STRESS fe 7 d ré . à

diane des doigts manque, un module de cartilage la représente, et il est ankylosé avec la phalange voisine. Chose analogue s’est produite dans le bassin de Robert, pour donner l’ankylose, lors de l'expulsion des globules polaires pendant la maturation de l’ovule et du spermatozoïde, par suite de l'élimination anormale de certains caractères autonomes et dominants du bassin, et de l'articulation sacro-iliaque.

Berry Hart conclut qu'il y a dans un bassin normal comme dans ceux de Nœgelé et Robert, un pouvoir fixateur de la forme avant la naissance que la pression mécanique ou l’action physico-chimique ne peuvent expliquer.

Quoi que l’on puisse penser des théories vitalistes de Berry Hart, il faut reconnaître que seul il donne une explication de cette atrophie congénitale du sacrum que les classiques se bornent à supposer primitive. Comme l'écrit l’auteur, une telle conception peut garder un esprit large de l'acceptation étroite des théories mécaniques.

D'ailleurs, la conception de Berry Hart et celle des classiques, loin de s'exelure, se complètent. Sa théorie indique la pathogénie possible de cette atrophie congénitale du sacrum que les classiques comme Schroder rapportent de façon analogue à une perte des noyaux osseux des ailes sacrées. |

En résumé de la pathogénie de ces bassins de ‘Robert paraissant d'origine spontanée, nous concluerons avec Norris et Dickinson (nd. bib., n°54) :

« Leur cause est l'absence de noyaux osseux dans les ailes sacrées des deux côtés. Secondairement, il y a aptitude à

l'ankylose de l'articulation sacro-liaque.. nécessairement un déplacement des ilions sur le sacrem arrive avant l'ankylose:

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