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CHAPITRE V

Examen clinique et diagnostic du Bassin de Robert

À. — DIAGNOSTIG CLINIQUE

1° Guidé par des commémoratifs de traumatisme ou d'affection inflammatoire ayant porté sur le bassin, on peut être amené à soupçonner un rétrécissement transversal du bassin si à l'inspection de la région postérieure du sacrum existent des cicatrices de suppuration ou une étroitesse évidente du bassin; comme dans l'observation de Kehrer, où les parents de l'enfant l'avaient eux-mêmes

remarquée.

2° La pelvimétrie externe fournit des signes de probabilité de l'existence d’un bassin double oblique ovalaire, tels que le raccourcissement simultané des diamètres bi-iliaques, bi-trochantérieñs et bi-ischiatiques, qui sont plus petits que normalement, tandis que le diamètre de Baudelocque conserve sensiblement une grandeur normale et peut même être augmenté.

S'il n'y a point dans l’histoire de la femme de commémoratifs inflammatoires, les épines iliaques postérieures

et supérieures sont très rapprochées, et le losange de

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Michaëlis impossible à tracer. Le sillon fessier se prolonge anormalement vers le haut, et les apophyses épineuses des vertèbres sacrées sont profondément enfoncées et difficiles à sentir.

3° Le diagnostic ne pourra être fait avec certitude que par le toucher ; celui-ci est parfois difficile à pratiquer, comme dans le cas de Becker, où un doigt pouvait avec peine pénétrer dans l’excavation. L'examen interne révèle le redressement des lignes innominées, le sinus sacroiliaque à peine ébauché, l'absence de toute trace d’encoche sacro-iliaque, souvent l’abaissement du promontoire ; mais ce qui frappera en premier lieu sera le rétrécissement des diamètres transverses, avec la convergence angulaire en avant des deux lignes innominées, le trajet à peu près parallèle des branches ascendantes du pubis ; il en résulte le peu de largeur de l’espace rétro-symphysaire et sa projection en bec de canard.

Le degré du rétrécissement transverse est apprécié par la mesure du diamètre bi-ischiatique. Il mesurait 4 cm. 7 dans le bassin de Robert, 2 cm. 7 dans celui de Kirchhoffer, d cm. 9 dans celui de Dubois, 5 cm. h dans le cas de Seyfert.

Nous insisterons particulièrement sur la projection en

# dedans des épines sciatiques, que tous les observateurs

ont notée. Le diamètre transverse bi-sciatique mesurait : de

h cm. sr dans le cas de Robert, 2 cm. dans celui de Kir-

chhoffer, 5 cm. 8 dans celui de Kleinwachter, 5 cm. dans

le bassin de Depaul, et 4 em. 3 dans celui de Dubois.

4° Le diagnostic sera enfin complété par la radiographie métrique et sa mise au carreau selon le procédé de

Fabre, de Lyon ; ainsi à fait M. le D' Plauchu pour apporter au diagnostic clinique de bassin de Robert sur la femme vivante, le contrôle anatomique et la confirmation que peut donner la radiographie.

Ce procédé d'examen est d'autant plus important dans l'étude du bassin double oblique ovalaire que les mensurations digitales des diamètres transverses ne peuvent être faites comme celles du diamètre antéro-postérieur, et que le clinicien n'a presque loujours qu'une impression personnelle. Avec la radiographie métrique, au contraire, peuvent, au moins très approximativement,

être fixées les dimensions transversales de ces bassins.

B. — DracNosric DIFFÉRENTIEL

Le bassin d’avec lequel il serait le plus difficile de distinguer le bassin de Robert, surtout si le rétrécissement tyansversal était très prononcé, serait le bassin en entonnoir rélréci transversalement au détroit inférieur, si ce bassin n’était pas déjà petit par lui-même.

Le bassin ostéomolacique est différent par les commémoratifs, son promontoire très abaissé et son sacrum à forte courbure dans le sens vertical.

Le bassin cyphotique, qui est aussi transversalement rétréci, se distingue par la cyphose concomitante et des diamètres transverses intacts ou moins touchés.

Le bassin de Robert est aussi différent des « bassins rachitiques transversalement rétrécis », étudiés par SALLES (Ind. bib., n° 60); des « bassins à diamètre antéro-postérieurs prédominants », étudiés par Bureau : (nd. bib., n° ro) ; des « bassins à forme double oblique

ovalaire chez les rachiliques », décrits par Brun (Ind. bib., n° 8).

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