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I. — PROPHYLAXIE

Les différentes notions, étudiées au cours de ce travail, nous permettent de faire, du point de vue prophylactique, les propositions suivantes :

1°) Méthode de conservation des aliments: Ne mettre en conserve que des denrées fraîches et saines.

En ville, on ne devrait envisager de conserver ni viande ni légumes, car ces denrées, surtout aujourd'hui, parviennent trop lentement au consommateur.

À la campagne comme à la ville, on évitera de préparer des conserves pendant les périodes de chaleur, ce qui entraîne en effet, dans les tissus morts, végétaux ou animaux, une cytolyse rapide qui crée un milieu de culture favorable au développement des germes surtout anaérobies.

Pratiquer l’ébullition des conserves pendant quatre heures au moins, à 1000.

Pour pratiquer une stérilisation efficace par la chaleur, respecter la règle des temps d'équilibre entre la température à l’extérieur du bocal à conserves et celle des aliments qui y sont renfermés.

Conservation par la saumure en s’assurant que celle-ci dépasse la concentration de 10%, 2% pour la conservation par le vinaigre.

En ce qui concerne la conservätion du porc si fréquente en France, observer les règles suivantes :

Eviter de trop fortes proportions de laitages dans leur nourriture.

Ne pratiquer l’abatage qu’en saison froide.

Laisser l'animal au moins 48 heures à jeun avant de le sacrifier.

Lui éviter toute fatigue avant son abatage.

Enfin, observer les règles ci-dessus énoncées, quant à la méthode de conservation proprement dite.

2°) Précautions lors de lutilisation: Ne jamais consommer une conserve qui semble altérée, sans l'avoir portée à l’ébullition assez longtemps à feu nu et remuée constamment pour assurer la destruction des microbes et de leurs toxines.

Noter que les boîtes ne sont, dans ce Cas, pas forcément bombées.

Surlout ne pas goûter une conserve qui parait suspecte avant de la porter à ébullition.

Ne pas préjuger de la nocivité d’une conserve par son odeur : une conserve botuligène est rarement nauséabonde ; parfois même, suivant les aliments, pois par exemple, l'odeur peut rappeler certains aromes de fleurs et, lorsque l'aliment botuligène est gras, jambon par exemple, l'odeur est butyrique (odeur de beurre rance) et non putride.

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