CONCLUSIONS
1° Ainsi le botulisme nous apparaît comme une entité autonome nettement différenciée des autres affections et variétés d’intoxications de par sa symptomatologie, sa bactériologie et son mécanisme pathologique, les accidents observés étant uniquement imputables à une toxine préformée.
2° Du fait du caractère strictement anaérobie du germe causal, pourront seuls provoquer des accidents les aliments, quelle que soit par ailleurs leur nature, qui auront été conservés à l’abri de l’air après une stérilisation insuffisante ; cas réalisé par les conserves dites de ménage, dont l’extension marche de pair avec une recrudescence des cas de botulisme.
3° Ceux-ci seront d’autant plus graves que la conservation des aliments incriminables aura été plus prolongée, la toxine n’étant sécrétée que très lentement. De plus, du fait de sa lente diffusion, elle reste longtemps cantonnée en des zones très limitées, réduisant ainsi en partie les chances d’intoxication de ceux qui consomment de façon précoce de tels aliments.
4° Cliniquement donc, toutes les transitions peuvent s’observer dans l’échelle de gravité, depuis les
formes les plus sévères, rapidement mortelles jusqu'aux plus frustes, pouvant facilement passer ina-
perçues.
5° Et le pronostic, d’une façon générale moins sombre qu’on ne l’admet en principe, est avant tout varia-
ble avec chaque épidémie.
6° Il sera d’autant plus favorable que le traitement aura été institué de façon plus précoce. Ce dernier devänt viser à l’évacuation de toute la toxine qui n’est pas encore absorbée et à la neutralisation de l’autre portion par la sérothérapie, à laquelle il convient d’adjoindre comme adjuvant l’administration de
lipoides.
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Le Doyen, Le PRÉSIDENT DE LA THÈSK ROUSSY. BEZANCON.
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