‹ Contribution à l'Étude du bruit de galop dans la Néphrite InterstitielleChapitre 19 sur 26 · MODALITÉS. VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

MODALITÉS. VARIÉTÉS

Potain avait déjà écrit en 1875 : « Dans quelques circonstances, le bruit anormal précède tellement le premier bruit et recule à tel point dans le grand silence qu'il s'approche du deuxième bruit notablement plus que de l’autre, »

Il montrait ainsi que dans le bruit de galop on doit distinguer plusieurs modalités.

En effet on doit distinguer :

1° Le bruil de galop vulgaire, l'anapeste, celui auquel seulement s'applique la comparaison du galop du cheval : c'est un bruit de galop présystolique.

2° Le bruit de galop à forme de dédoublement du deuxième bruit; quand le bruit surajouté est très rapproché du deuxième bruit : c'est le dactyle, le bruit de rappel et non plus, à proprement parler un bruit de galop. On peut l'appeler encore bruit de galop frolodiastolique.

3° Le bruit de galop intermédiaire entre ces deux extrêmes, c'est-à-dire dans lequel le bruit surajouté L. 4

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occupe le grand silence à égale distance du premier et du deuxième bruit : c'est alors plutôt un bruit de trot qu'un bruit de galop; c’est si l’on veut, un bruit de galop mésodiastolique.

Notons qu'on peut observer tous les intermédiaires.

Or, ces modalités qu’on voit chez des malades différents, peuvent aussi se succéder sur un même malade.

Quelle est la pathogénie de ces modalités ? — Potain les attribue à une diastole plus ou moins longue, à une évacuation plus ou moins incomplète du ventricule pendant la systole. Si, en effet, l'évacuation est complète, le ventricule met à se remplir un temps à peu près égal à celui du grand silence ; il en résulte que la tension brusque qui cause le choc, se produit près du bruit systolique suivant. Mais que l'évacuation soit incomplète, la tension intraventriculaire arrivera beaucoup plus vite à son maximum, le choc aura lieu plus tôt, il se rapprochera de la diastole, il simulera le dédoublement du deuxième bruit.

Cuffer et L. Guinon croient que ces modifications résident entièrement dans l'état du ventricule, et plus justement dans sa capacité.

On conçoit facilement qu'un cœur rétréci se remplit plus rapidement qu’un cœur dilaté, par conséquent que la tension maxima arrive plus tôt et le choc aussi : c’est ce qui arrive quand il y a hypertrophie concentrique ; on a alors un rythme à forme de dédoublement du deuxième bruit.

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Si au contraire le cœur est dilaté, on a un bruit de galop vulgaire présystolique.

Le choc subirait donc les variations de capacité du ventricule, c’est-à-dire de sa résistance vitale.

Les variétés de rythme n'auraient plus alors seule- . ment un intérêt théorique, mais aussi un grand intérét au point de vue du diagnostic de l'élat du cœur dans la néphrite interstitielle.

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