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(Casuarina equistifolia) ou la Pua Véoveo (Crataeva religiosa).
Quand le Tahua venait offrir un sacrifice au Dieu Oro, il prononçait quelques prières sur le cadavre, puis il cueillait une feuille de Tamanu, y déposait l'œil gauche de la victime, et l'offrait respectueusement à l’Arioi, qui le portait à la bouche et faisait le geste de l’avaler.
Cette cérémonie, survivance de l’antique cannibalisme, a laissé sa trace dans le nom d’Aimata (mangeur d'œil) que portaient encore, voilà cinquante ans, les princesses de la lignée des Pomaré.
Comme matière première pour la construction des idoles, le bois de Ati faisait l’objet d’un tabu rigoureux ;
défense était de l'utiliser pour tout autre usage, en particulier pour construire cases et pirogues ; les arbres étaient donc extrêmement nombreux et formaient à TAHITT même, de superbes forêts.
Avec le Christianisme, vint la suppression des tabu religieux et les Ati tombèrent par milliers sous la hache des indigènes, puis des trafiquants européens qui se rendirent très vite compte des qualités de ce bois. Aujourd'hui, il n'existe plus que des pieds isolés, échappés à la hache des bûcherons, grâce à la sollicitude d’un ami de la nature ».