C. Incphyllum (Jardin botanique de Saïgon
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maladies pulmonaires. Elle serait, toujours aux Philippines, également employée en application sur l'estomac, contre les indigestions et les coliques.
Pour CREVOST et PETELOT (1), la résine verdâtre fournie par le tronc incisé, serait utilisée avec succès pour panser les ulcères. L'’écorce serait vantée comme diurétique.
Les mêmes auteurs notent l’emploi de la résine en emplâtre sur la poitrine, dans le cas de bronchite. Cette même résine aurait, en outre, un effet salutaire sur les blessures et les plaies anciennes.
« La décoction de feuilles est employée aux INDES et à MAURICE contre les enflures des testicules ».
En MALAISIE, on reconnaît à l’huile une efficacité contre les rhumatismes (Holmès, Bull. Pharm. VI, 115, 1892).
Pour SEEMAN (2), elle serait utilisée par les Fidjiens, qui s’en enduisent le corps.
Aux Indes Néerlandaises, l'huile est utilisée contre la gale, les rhumatismes et les éruptions de la peau. P. PETARD (3) signale qu'en OCEANIE, l'huile est réputée pour ses propriétés analgésiques, et les Indigènes l'utilisent en frictions contre les sciatiques et les rhumatismes. Les graines et la résine, dans les mêmes contrées, trouveraient une application thérapeutique dans le traitement des ulcères et des plaies rebelles.
(1) Crevost et Petetot - Catalogue des produits de l’Indochine, p. 52. (2) Seeman - Flora vitiensis 1865, p. 12.
(3) Pétard — Note A. Chevalier - Revue Intern. de Botan. appliquée et d’'Agricul. tropicale - Mai-Juin, n°° 283-284 (1946).
M. A. GUILLAUMIN (1) dit notamment que
l’arbre incisé, donne une oléo-résine, baume vert, que les Indochinôis emploient à l’état frais pour les pansements des blessures et des ulcères. Il signale également, que l'huile extraite de la graine s’emploierait en frictions contre les maladies de peau.
Au Cambodge, les feuilles sont employées en inhalations contre les migraines et les vertiges (Mat. Médic. Cambodgienne, Bull. économique de l’Indochine, D :222,11920)
Dans l’Inde, l’huile reçoit les mêmes applications qu’en Indochine. Elle est utilisée pour l'éclairage, par les classes pauvres, et en médecine, contre les rhumatismes et les ulcères. RHEEDS (2) accorde encore à la résine des propriétés émétiques et purgatives.
Une note parue dans le « Bulletin of the Imperial Institute » condamne les propriétés alimentaires de l'huile, tandis que, pour HEYNE (3), les fruits seraient, aux Indes Néerlandaises, mis en conserve, et l’endosperme mangé.
À Madagascar, les indigènes l'utilisent pour l’entretien de leur chevelure qu'ils ont très belle.
CUZENT (4) dit que l’amande, privée de son suc huileux, serait utilisée par les indigènes pour parfumer une teinture jaune, dont ils teignent leurs étoffes ; quant à l'huile, purifiée et débarrassée de sa matière résineuse,
ES À. Guillaumin - Les plantes médicinales de la Nouvelle-Calédonie -
Annales pharm. françaises, T. V, p. 191 (1947). (2) Rheeds - Coté par Heyne.
(3) Heyne - Nutt. Plant, Méd. Ind. (1917), p. 1084
(4) Cuzent - Îles de la Société - Tahiti - Considérations géologiques, météorologiques et botaniques - Rochefort.
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CUZENT en souligne l’emploi possible dans les arts, dans la fabrication des savons, dans la peinture, dans la composition des vernis gras. D’après lui, une peinture préparée avec l'huile de C. Inophyllum L. a séché en 12 heures.
Nous avons cru devoir procéder aux mêmes essais avec l'huile extraite du C. Inophyllum L. de Cochinchine. Les résultats obtenus ont été nettement moins satisfaisants. Cela semble indiquer que les valeurs d'indice sont pour le EN Rue L., variables et non caractéristiques.
Extrayons, en passant, de la note de CUZENT, la propriété suivante de l'huile :
« Nous avons également fait quelques expériences « à la Direction de l’Artillerie de marine sur la propriété « de cette huile, appliquée à la trempe des outils d’acier. « On a trempé devant nous plusieurs burins, d’autres « ont subi la même préparation avec de l’eau ou avec « de l’huile de coco, que l’on emploie parfois à cet « usage. Après avoir été marqués, tous ces outils ont « été livrés aux ouvriers, et, au rapport de ceux qui en « ont fait usage, les burins trempés dans l'huile de € « Tamanu » sont ceux qui ont résisté le plus long- ( temps ».
Ce serait donc là une nouvelle application de cette huile qui mérite d’être prise en considération.
Enfin, le bois même de l’arbre est employé aux Îles Marquises dans la construction des pirogues et des
vases sculptés à la main (P. PETARD) (1).
(1) P. Pétard - V. note À. Chevalier - Revue Intern. de botanique appliquée et d'Agric. tropicale - n° 283-284 (1948).