‹ Contribution à l'étude du Cancer de l'OreilleChapitre 15 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

loreille sont extrémement rares, qu'ils ne surviennent guère avant 40 ans et que le sexe n'a aucune influence.

Pour les cancers du pavillon, l'étiologie est très

En résumé, nous pouvons dire que les cancers de diverse (verrues, nœvi, hématomes, lupus), elle est souvent inconnue ; pour ceux du conduit, l'otorrhée chro-

nique et l'eczéma sont les deux seuls facteurs importants.

d Pour l'oreille moyenne, l’otorrhée chronique ne fait

jamais défaut.

Histologiquement, on trouve au pavillon et dans la porüon externe du conduit presque toutes les tumeurs malignes de la peau, mais surtout l'épithélioma pavimenteux et le sarcome.

Dans l'oreille moyenne, on ne rencontre guère que l’épithélioma pavimenteux, rarement le sarcome. Une seule fois l'épithélioma cylindrique a été signalé.

La douleur peut faire défaut dans le cancer du pavillon, mais presque jamais dans celui de l'oreille moyenne, où elle existe toujours tôt ou tard.

Dans les tumeurs de l'oreille moyenne, quatre grands symptômes prédominent . douleur, écoulement, paralysie faciale, cachexie.

Les ganglions existent dans presque tous les cas, mais sont souvent de nature inflammatoire. On trouve rarement des métastases ganglionnaires. Alors que l’évolution des cancers du pavillon et de l'entrée du conduit est relativement bénigne et lente, celle des tumeurs de l'oreille moyenne est rapide et le pronostic en est toujours fatal.

Le diagnostic, généralement facile pour les néoplasies du pavillon et de la première portion du conduit auditif externe, est souvent plus difficile pour le conduit osseux et pour l'oreille moyenne.

Dans tous les cas, l'histologie rend de grands services. Les épreuves nystagmiques ont aussi une importance de premier ordre pour nous renseigner sur l'état d'intégrité de l'oreille interne.

Le traitement chirurgical peut arrêter l’évolution des tumeurs du pavillon et du conduit dans sa portion externe ; s'1l s'agit de l'oreille moyenne, l'intervention : opératoire ne pourra tout au plus qu'amener une diminution dans l’acuité des douleurs atroces ressenties par le porteur de celte affection toujours fatale.

Néanmoins, si les résultats n'ont pas été très encourageants Jusqu'à présent, il faut espérer cependant qu'un diagnostic précoce et les perfectionnements de la technique opératoire amélioreront le pronostic.

Page 1