LE LT
tique. Une fois, j'ai pu pratiquer l’autopsie. J'ai
constaté la présence dans le médiastin de pus
fétide. Il n’y avait pas de perforation œsophagienne.
Dans les deux cas d’ailleurs, l’œsophagoscopie avait
été facile et j'étais absolument certain de n'avoir
pas fait de fausse route. Dans les deux cas, j'ai remarqué après coup, que l’examen histopathologique montrait l'atteinte de la couche musculeuse de l’œsophage. Cet aspect ne m’a été signalé sur aucun des autres cancers que j'ai traités par le radium et qui n’ont pas succombé à cette irradiation. Il y a donc, me semble-t-il, relation de cause à effet, entre l’atteinte de la musculeuse et la médiastinite. Il me paraît logique d'admettre que cette portion de paroi œsophagienne altérée où par endroit le cancer remplace le muscle, subit sous l’action du radium des perforations microscopiques par destructions des cellules cancéreuses : d’où infection médiastinale, Cette interprétation est d'autant plus vraisemblable que le début des accidents est retardé.
J'ai donné le compte rendu de l’examen histolo-
gique de ces deux cas dans le chapitre d’anatomie pathologique. Depuis, j’en ai rencontré un troisième, je ne lui ai pas fait de radium.
Résultat. — De façon constante, j’ai observé dans les jours qui ont suivi l’application de radium, une diminution de la dysphagie. Cette amélioration est incontestable. Parfois une deuxième application