‹ Contribution à l'étude du cancer de l'œsophageChapitre 36 sur 36 · Illaire 8 | RU · texte numérisé non relu

Illaire 8 | RU

CŒEsophagoscopie 26 septembre 1932. Salive abondante :

aspiration. À 27 cm. tumeur ulcéro-bourgeonnante occu pant la face antérieure et débordant sur les bords, rouge rosée, avec points blanchâtres, aspect nécrotique.

Biopsie: épi. malpighien ulcéré à cellules polyédriques très atypiques avec kératinisation par places. Nombreuses mitoses et monstruosités. Stroma à peu près nul représenté par des fibres de la musculeuse envahie et efflondrée.

En raison de cet aspect nous n’avons pas fait de radium. Le malade a reçu six injections intra-veineuses de chlorophile irradiée. Amélioration de la dysphagie.

Le 15 octobre 1932 œsophagoscopie : la tumeur est beaucoup plus profondément nécrosée en surface.

Le malade sort s’alimentant très facilement, le pain bien

mastiqué peut passer.

M. B. J... 67 ans,cultivateur.Début il y a 4 HDi sidi Dysphagie légère, seule la viande ne peut passer. Dysphagie constante. Pas de paroxysme. Pas de douleurs véritables, mais une sensation pénible d'arrêt à la base du cou. Pas de siallorhée. Pas de régurgitation. Amaigrissement 3 kilos. Alcoolisme avoué.

Œsophagoscopie le 3 octobre 1932.Dès la bouche franchie on tombe sur une masse volumineuse pediculée détachée de la paroi gauche, grosse comme les deux dernières phalanges du petit doigt. Je sectionne à la pince cette masse près de son implantation.

Biopsie Epi. spino cellulaire.

Application d’une sonde radifère : elle est rejetée deux heures après dans une quinte de toux. Traitement par injections intra-veineuses de chlorophile irradiée. Le malade sort le 28 octobre 1932 s’alimentant normalement. Une œsophagoscopie de contrôle a montré un reliquat de tumeur moins saignant qu'au cours du premier examen, Un examen histo-

logique n’a pas révélé de modification.

OBskRvATION N° 30,

M. L. L.…., 66ans. Depuis plusieurs mois,dysphagie bizarre, paroxystique, surtout marquée pour la première bouchée d’un repas, s’accompagnant de régurgitations et dyspnée. Evolue par crise de deux à trois jours, survenant irrégulière ment. Rien dans l'intervalle. Les crises ont tendance à se rapprocher (une par semaine). Pas d’amaigrissement. Bon état général. Pas de siallorhée. Alcoolisme avoué.

La radiologie n’a pas montré d’obstacle.

Examen : A l’examen du larynx, sur chaque arythénoïde : un papillome gros comme un grain d’avoine (enlevé ; formation papillomateuse à l'examen histologique).

Œsophagoscopie : 20 février 1932. Salive abondante, aspiration. Paroi œsophagienne normale jusqu’à 29 cent. À ce niveau grosse masse ulcérée et bourgeonnante, occupant toute la face antérieure. Lumière très étroite et postérieure.

Biopsie. Epi. spino cellulaire à globesépidermiques super

ficiels. Réaction inflammatoire du chorion à type subaigu.

Radium, deux jours, 8 millicuries,

leurs dans l'épaule droite.

cation de radium, 8 millicuries.

de tout mais doit mastiquer longuement.

Le 14 juin 1952 les douleurs ont disparu, nouvelle appli- 4

Revu le 18 FOIRE 1932. Etat général décline, il mange |

M. M. A... 59 ans, cantonnier. Est envoyé par la consultation d’un service de médecine. La dysphagie s'est manifes-

tée brutalement à l’occasion de l’ingestion d’une bouchée de

viande il y a deux mois : cette bouchée n’a pu passer, a été : rejetée au bout de quelques minutes. Depuis, dysphagie très 4

modérée : seules les grosses bouchées d'aliments compacts

ne passent pas. Sensation d'arrêt rétrosternal indolore. Pas

de siallorhée. Pas de ganglions. Pas d'amaigrissement. Très bon état général. Peut-être alcoolisme.Pas de spas avouée, #

mais leucoplasie buccale. FA à

Œsophagoscopie le 24 octobre 1932. Bouche facile à franchir. À 19 cm. des arcades néo d' aspect sphacélique, très at saignant, ulcéro-végétant à base infiltrée. Implanté sur la face postérieure et bord gauche.Lumière très large qui lais- ë ; serait facilement passer le tube. Tumeur très friable, D

Biopsie. Epi. malpighien spino-cellulaire à globes épi. ï dermiques cornées, creusé d’une protonde ulcération, Le

stroma en profondeur est en réaction inflammatoire subai- 3

guë. è É--

do Le rôle de T sv pilis est capital dans l’étiologie “du cancer de l’æsophage. J'apporte cinq cas nets et

: un sixième un peu moins évident où l’on saisit le passage de la Pope au cancer ;

Ye

9 J Gi Contre deux fois des localisations cancé- “tion | particulièrement intéressante :

. 30 J'ai constaté trois cas ue cylin- = SENS (dont un à localisations multiples) ;

| 40 La stroma-réaction des cancers œsophagiens À est d'importance primordiale. L’atteinte de la mus- : culeuse par le cancer ou sa dissociation par l’œ-

| dème de réaction contre-indiquent formellement CE application locale du radium ;

ne Tous les malades observés présentaient de la a dysphagie, maître-symptôme de cette affection, Re toujours négligée ou méconnne ie trop long-

temps; Er

+ Sc"

69 La dostoue, qui AASORDRQNE | cette dysphagie a une valeur localisatrice certaine ;

| reuses multiples de l'œsophage, dont une d’évolu- 4 LE

Lt

70 L'examen radiologique de l’œsophage est délicat et doit être pratiqué avec soin. Il ne peut éviter

un certain nombre d'erreurs ;

80 L'œsophagoscopie contrôlée.elle-même par la biopsie permet seule un diagnostic indiscutable. C'est un examen simple et inoffensif si pratiqué avec prudence. On doit y avoir recours au moindre

soupçon ;

90 Les cancéreux de l’œsophage m'ont paru

mourir beaucoup plus de leur cancer que de faim;

109 Le diagnostic est toujours posé trop tard, faute d’une œsophagoscopie précoce. Une éducation

des médecins et du public est nécessaire ;

119 Je n'ai jamais eu à discuter les diagnostics classiques : ulcération d’autre nature, sténose inflammatoire tuberculeuse ou syphilitique, rétrécissement cicatriciel ;

Le spasme, qui siège soit à la bouche œsophagienne, soit plus souvent au cardia, ne prête guère

à erreur;

12° La gastrostomie, en dehors de quelques urgences, ne me paraît pas à conseiller. Dans les quelques cas observés elle n’a pas prolongé la survie ou ralenti l’évolution du cancer par « mise au

repos de l’œsophage » ;

“tumeur. enun oi Le Ed donne souvent des .

améliorations locaies. Son maniement n'est pas encore e bien réglé ; ° Les malades sont toujours vus à un stade trop En . de Jeur maladie. e-

| = ete S Vu : le Président de la thèse,

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