‹ Contribution à l'étude du cancer de la lèvre inférieureChapitre 7 sur 25 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

R. Jacob, 69 ans, ouvrier de campagne. Entre le 11 février 1901.

Fut toujours bien portant jusqu’en juin 1900. Remarqua à cette époque, à la suite d’uiie piqûre de mouche, une petite vésicule au côté droit de la lèvre inférieure. Le malade l’irrita avec les ongles, sans y prêter d’autre attention, et l’affection s’agrandit. Il se forma tout à côté une seconde vésicule plus dure que la première , indolore . En août la croissance devint plus rapide. R. employa différentes pommades, mais sans résultat. Il n’est pas amaigri, son état

général est bon, il ne fume pas. A l’âge de huit ans, il eut un typhus. Rien à signaler au point de vue héréditaire.

Tumeur ulcérée, ayant envahi toute la lèvre inférieure, de la grosseur d’un petit poing. Les bords sont surélevés d’un centimètre environ au-dessus du niveau de la peau. L’ulcération s’étend en bas jusqu’à un centimètre et demi de la pointe du menton, elle s’étend en arrière et à droite à la joue, jusqu’à trois centimètres de l’angle de la bouche. La tumeur paraît être adhérente au maxillaire inférieur. Ganglion dur légèrement sensible à l’angle gauche du maxillaire.

Opération le 14 février 1901. Girconsision de la tumeur jusqu’à l’os, résection de la partie du maxillaire qui est adhérente au néoplasme, plastique.

Le patient quitte l’hôpital le 6 mars 1901, guéri sans avoir jamais rien présenté d’anormal au cours de la cicatrisation. Le patient ne présente en janvier 1903 aucune récidive. Les ganglions ne sont pas engorgés, il peut sans difficulté parler, manger et boire, son état général est très bon.

Page 1