OBSERVATION VII
N. Marie, 42 ans. Entre le 14 juillet 1901.
Remarqua il y a un an une affection croûteuse au côté gauche de la lèvre inférieure. Les croûtes tombaient en saignant et se reformaient constamment. Un médecin lui prescrivit différentes pommades qui n’eurent aucun effet. L’affection se transforma progressivement en une tumeur verruqueuse. La malade n’est pas amaigrie, rien d’héréditaire.
La moitié gauche de la lèvre inférieure présente un néoplasme verruqueux de la grosseur d’un pois, à surface irrégulière, de consistance dure, nettement délimitée, indolente à la palpation. La tumeur n’est pas ulcérée, mais saigne facilement, les ganglions ne sont pas tuméfiés.
Opération le 27 juillet 1901. Excision en V de la tumeur. La malade quitte l’hôpital le 2 juillet 1901, avec une cicatrice parfaitement en ordre.
En janvier 1903 il n’y a pas de récidive et les ganglions ne sont pas engorgés. La malade est très satisfaite.
sur une é,tendue de 5 centimètres. Greffe osseuse fixée au moyen de fils d’argent. Plastique.
Au mois de décembre 1902, pas de récidive. La parole et la mastication ne sont pas entravées, pas de ganglions palpables.