CONCLUSIONS
Le cancer du corps du pancréas est peut-être plus fréquent qu'on ne Fa cru ; la laparotomie systématiquement faite dans les tumeurs de l’élage sus-ombilical de l'abdomen montre qu'il est habituellement pris pour un cancer de l'estomac.
Anatomiquement, il faut en distinguer deux variétés: l'une qui marche vers la tête de l'organe et qui donne lieu secondairement à un syndrome d’ictère chronique tardif, l'autre qui se porte vers la queue et qui n'a aucune tendance à comprimer les voies biliaires. |
La symptomatologie du cancer du corps est suffisamment caractéristique dans nombre de cas pour permettre un diagnostic. Deux éléments symplomatiques sont particulièrement significatifs, l'intensité extraordinaire des douleurs siègeant dans le dos et à gauche (syndrome solkure, syndrome douloureux de Chauffard) et l’existence d’une tumeur irrégulière bosselée soulevant la paroi, bien différente, pour qui est prévenu, des tumeurs gastriques.
Au point de vue thérapeutique, la laparotomie exploratrice doit être faite systématiquement en pareil cas.
Théoriquement, en effet, la pancréatectomie partielle du corps est'possible sans léser aucun organe important. Elle permettra peut-être à l'avenir d'essayer la cure radicale de ces tumeurs. D'autre part, la simple laparotomie exploratrice calme souvent les douleurs. Elle doit être suivie, dans les tumeurs qui se portent vers la têle, d'une cholécysto-gastrostomie, qui préviendra l'apparition de l’ictère et soulagera par conséquent le malade. Enfin la possibilité d'erreur de diagnostic doit entrer en ligne de compte comme argument valable.
Vu :
Le Président de la Thèse, JABOULAY.
Vox:
Le Doyen, L. HUGOUNENCQ.