‹ Contribution à l'étude du cancer du corps du pancréasChapitre 4 sur 26 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Observations

OBSERVATION I (inédite)

Françoise P..., 65 ans, cultivatrice. La malade entre en chirurgie pour de l'ictère, dans le service de M. Poncet.

Pas d’antécédents héréditaires.

Mariée, deux enfants bien portants. Ménopause à 50 ans. Elle nie l’éthylisme. Pas de stigmates de spécificité. Aucune maladie antérieure. Il y a deux ans, elle eut la jaunisse à la suite d’une frayeur. L'ietère a disparu après quatre mois. Consécutivement, la malade se portait assez bien, mangeait et dormait bien.

Depuis deux ou trois mois, elle se plaignait de douleurs abdominales assez vives dans la moitié sus-ombilicale de l'abdomen, surtout à droite. Ces douleurs l’'empêchaient de dormir. Ensuite, elle a senti elle-même, dans la région épigastrique, une grosse tumeur. Le médecin lui a conseillé de se faire opérer. La malade avait en outre des nausées assez fréquentes, sans vomissements. À ce moment, pas d'ictère. Amaigrissement rapide. Laparotomie par M. Delore, aidé de M. Leriche, le 31 décembre 1907. On trouve une grosse tumeur, formée aux dépens du corps du pancréas et semblant gagner du côté de la tète. Inopérable. Quatre jours après seulement, apparition d'un ietère pro-

SA gressif. La malade est peu après envoyée en médecine dans le service du professeur Teissier où l’on note :

A l'entrée. — Ictère assez foncé avec‘tous ses signes. Téguments et conjonetives jaune foncé. Matières complètement décolorées. Nausées fréquentes. Quelques vomissements le soir. Anorexie marquée. Dégoût pour la viande et les matières grasses. CGonstipation légère. Pas de diarrhée.

Au palper, on sent, dans la région épigastrique, une grosse masse dure, assez régulière, douloureuse, se prolongeant, du côlé droit et du côté gauche, presque jusqu'à la région splénique. La matité hépatique ne déborde pas les fausses côtes. Audessous du foie, on.a neltement la sensalion d'une vésicule dilatée, Pas d'ascite. La matité splénique se perçoit sur quatre à cinq travers de doigt et on sent, au-dessous des fausses côtes gauches, une masse dure qui est peut-être un prolongement à gauche de la tumeur médiane où une généralisation splénique.

Poumons. — Murmure un peu diminué, surtout à la base droite. Sonorité normale Râles de bronchite.

Cœur. — Rien au cœur.

La malade a eu des poussées de température à 39° et 395. Ordinairement, elle se maintient vers 38° à 3803.

Urines. — Pigments biliaires. Ni sucre, ni albumine. 91 janvier. — Ganglions inguinaux. Réaction de Weber : fai-

blement positive.

Examen du sang, 20 février :

Giobules ronge en Tee OBS EN) Go buts: RANCE ER Ce OS) Hémoglobine : 8 au Molosse.

Résistance globulaire : début de l'hémolyse au tube 9. Pouvoir hémolytique augmenté : IT gouttes.

19 février. — Urines : ni sucre, ni albumine. Phosphatés ee LE NET AD udlitre LU SC TR LE on 80 — GHIGEUTES RER AN NRA AD 20

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Pas de pigments biliæires. Urobiline : traces notables. — Pas d'indican.

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