‹ Contribution à l'étude du cancer laryngéChapitre 15 sur 15 · Ann. ds maladies de l'oreille et du larynx^ i878, p. i · texte numérisé non relu

Ann. ds maladies de l'oreille et du larynx^ i878, p. i

et présente un timbre métallique qui varie suivant la substance qui entre dans la composition de Tanche vibrante.

Quelle est la valeur reelle de Toperation? Pour arriver à des conclusions exactes/ nous devons d^abord rapporter les cas d’extirpations du larynx avec leurs résultats. Ils sont au nombre de 12.

1. Billroth. 1873. Début du cancer: trois ans. Mort trois mois après par récidive de la tumeur.

2. Heine de Pragues. 1874. Arch. für Klinische Chirurgie, 1875. Mort six mois apres 1 operation par récidivé de la tumeur.

3. Schmidt. Francfort-sur-le-Mein. 1874. Mort cinq jours après l’opération dans le collapsus.

4. Billroth. 1874. Mort le quatrième jour de broncho-pneumonie.

5. Bottini (de Turin). Heureuse issue de l’opération. Aruiales des maladies de l’oreille et du larynx, 1875. La guérison se maintient encore aujourd’hui.

6. Langenbeck. Annales des maladies de l oreille et du larynx, 1875. Guérison. Depuis l’operation on n’a plus de nouvelles de l’opéré.

7. ScHcæNBORN. Mort le quatrième jour de gangrène pulmonaire.

8. Maas. Arch. für Klinische Chirurgie 1876. Vieillard, sarcome. Mort le quatorzième jour de broncho-pneumonie.

9. Maas. Arch, für Klinische Chirurgie, 1877, p. 534. Guérison.

10. David Foulis (de Glascow). Guérison. The Lancet, oct. 5, 1877.

11. Gerdes. Mort le quatrième jour de pneumonie. Arch, für Klinische Chirurgie, vol. XXI, s. 2, p. 473.

12. Bottini. Extirpation du larynx et d’une partie de l’œsophage. Mort le deuxième jour, de pneumonie.

Ainsi donc, sur ccs 12 cas, il y eut 8 morts, 3 guérisons,

1 résultat donne huit jours seulement après l’opération^. La mort fut déterminée deux fois par des récidives (au bout de 3 mois et 6 mois), quatre fois par des pneumonies (2% 4® et 14 jour), une fois par gangrené pulmonaire accompagnant la pneumonie, une fois par le collapsus. INous n’avons

1. D après M. Faüvel, 1 opéré serait mort dans les quatre mois qui suivirent ^opération.

pas rautorité suffisante pour tirer de ces éléments statistiques une approbation ou une désapprobation de l’extirpation du larynx. Nous pouvons cependant en déduire quelques conclusions qui nous paraissent à l’abri de toute critique :

V extirpation du larynx nest pas une opération qui fait courir au malade des dangers immédiats. Que craindre en effet: l’hémorrhagie? mais grâce aux moyens hémostatiques dont nous disposons, nous pouvons être sûrs d’en triompher; l’introduction du sang dans les voies aériennes? Sans doute c’est là un danger plus pressant et plus dilficile à conjurer, il n’existe plus si on fait préalablement le tamponnement de la trachée.

2® La mort est le plus sowent le résultat de complications pulmonaires. Il conviendra donc d’entourer le malade de précautions aussi minutieuses que celles qui sont indiquées dans la trachéotomie : chambre à une température moyenne, humidité de l’atmosphère, cravate de mousseline.

3® La récidive peut se faire sur place., et il en résulte qu il faudra, autant que possible, ne pas attendre, pour faire l’opération, que les ganglions soient dégénérés et que le cancer ait eu le temps de se propager.

4® La guérison peut se maintenir pendant plusieurs années. Nous ne pouvons en donner une meilleure preuve qu’en rapportant ici la réponse (]ue le docteur Bottini a bien voulu nous adresser à propos de son opéré de 1 875 : a Mon opéré d’extirpation du larynx, dit-il, est toujours U vivant et surtout bien portant. Maintenant il est occupé

MwaUe, ^

« comme facteur de poste entre Intra et Miativa, petit vil- « lage éloigné d’fntra de 10 kilomètres, qu’il parcourt tous « les jours à pied. Il porte toujours la canule trachéale et il « se sert du larynx artificiel, seulement quand il veut pro- « noncer quelques mots, car il dit que, l’instrument étant « trop gros, le gène dans la respiration.

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