Paris
du cricoïde à la trachée, on relève le larynx, et on coupe également ses attaches supérieures, laissant ou enlevant l’épiglotte suivant qu'elle est saine ou altérée.
Au lieu de sectionner sous le cartilage cricoïde, si le cancer n’a pas atteint la muqueuse cricoïdienne, il est mieux de faire la section transversale du cricoïde à l’aide de la pince de Liston. On laisse ainsi, autour de l’orifice supérieure de la trachée, un anneau qui s’oppose à sa rétraction, grâce aux attaches solides qui maintiennent le cricoïde dans sa situation normale. Le thermo-cautère rend les plus grands services dans cette opération, comme on le peut voir dans le récit de la dernière extirpation de Bottini L
Après l’opération, il faut alimenter le malade pendant plus ou moins longtemps a l’aide de la sonde œsophagienne. Bientôt la plaie bourgeonne et finit par se cicatriser.
Il reste une ouverture trachéale qui met le conduit aérien en communication avec l’extérieur. On peut alors y introduire le larynx artificiel, de Gussenbauer, qui permet à l’opéré d’articuler des sons. Voici sur quel principe il est construit.
Il se compose de deux tubes, l’un s’adaptant à la tracliée, l’autre aboutissant dans le pharynx. A la jonction de ces tubes, qui forment un certain angle, existe une ouverture par où l’on peut introduire une cassette munie d’une lame vibrante. L’air, en sortant de la trachée, rencontre la lame et la fait vibrer, ce qui produit un son. Le son est modulé en voyelles et en consonnes par les parties supérieures du tuyau vocal, c’est-a-dire par le pharynx, la langiie, les lèvres, et il est possible à l’individu de se faire comprendre facilement. La voix est seulement monotone