‹ Contribution à l'étude du cancer latent de la vessieChapitre 13 sur 35 · MO) TE · texte numérisé non relu

MO) TE

OBSERVATION IV (Lallemand !)

Un négociant contracta une blennorragie à l'âge de vingtcinq ans. À dater de ce moment, difficulté d'uriner, nécessité d'introduire des sondes, douleurs, fièvre, troubles généraux qui amènent un grand amaigrissement. Croyantreconnaitre une coarctation, on appliqua le caustique, qui ne fit qu'aggraver les accidents.

La rétention d’urine devint complète : il fallut recourir à l’algalie; on fit fausse route à la partie supérieure du col vésical.

Quelques jours après, un abcès se forma dans le scrotum : on l'ouvrit, mais le malade ne fut pas soulagé ; les accidents locaux et généraux s'aggravèrent; la mort eut lieu.

A l’autopsie, on trouva le rein gauche sain, mais le droit était bosselé, inégal, doublé de volume, blanchâtre, trés mou, facile à déchirer, et contenait une trentaine d’abcès plus ou moins avancés.

L'uretère du même côté était épais, noirâtre et sans consistance. La vessie, vaste, avait des parois épaisses ; sa membrane muqueuse élait rouge, rugueuse et dense.

A parlir du col, toutes les membranes étaient transformées en une substance squirreuse, lardacée, offrant derrière la prostate 2 pouces d'épaisseur, et s'étendant, en forme d'entonnoir, à 3 ou 4 pouces dans tous les sens.

La surface interne de cette espèce de godet était inégale, héris-

sée de végétations très saillantes, en forme de choux-fleurs.

! Lallemand, in Civiale, Mal. ‘es org. gén.-urin. Paris 1848. Tome III, p. 87.

DU La portion prostatique de l'urètre présentait la même altération cancéreuse, et paraissait avoir 4 pouces détendue, à cause de l’oblitération d’une partie de la vessie par la tumeur. La prostate était parfaitement saine, petite, ferme et aplatie. Derrière le bulbe de l’urètre, il y avait une tumeur cancéreuse, du volume d'une noisette, occupant la partie inférieure du canal, dont la membrane muqueuse était détruite sur les

points correspondants,

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