ANS
NOTA. — Ces planches, parues avec l'observation dans le Lyon Médical de 1895, nous ont été fournies très aimablement par M. le Docteur Adenot. Nous lui renouvelons ici nos plus sincères remerciements.
Fic. 1, — Tumeur vésicale propagée. à l'urèlre et
au corps caverneur.
m. Muqueuse urétrale envahie par la tumeur vésicale. cc. Corps caverneux.
ae. Aréoles du corps caverneux envahies par la tumeur. ne. Noyaux cancéreux.
Fic. » (très schématique). — Tumeur vésicale, forme adulte
{lype à revêtement commun).
ce. Cellules cancéreuses.
s. Stroma conjonctivo-musculaire,
Fic. 3.
nn Noyaux de la tumeur propagés au corps caverneux et au gland.
e. Prolongement de la tumeur dans le canal de l’urètre. o. Ouverture de la cystostomie.
Der
Commencement de février. — Le malade a souffert deux fois depuis quinze jours d’un état infectieux inquiétant, qu'à défaut d'autres signes on a rattaché à la grippe, d'autant plus qu'une épidémie grippale a fait à cette époque le tour de plusieurs salles de chirurgie à l'Hôtel-Dieu. Le malade a eu de la fièvre, dyspnée, cyanose, crachats parfois légèrement sanguinolents. A l’auscultation on ne constate aucun râle sous-crépitant dans aucun point du thorax. Le murmure respiratoire est simplement diminué, et il existe quelques râles sibilants disséminés dans les deux poumons.
En somme, pas de signes de pneumonie comme je le craignais.
Deux fois, le malade présenta les mêmes accidents, qui deux fois se calmèrent, mais le laissèrent sensiblement affaibli.
Le malade, en outre, maigrit. L'état général, qui s'était tout d'abord très rapidement amélioré à mesure que les phénomènes d'infection urinaire s'amendaient, ne se relève pas parallélement à l'amélioration de l'état local de la vessie.
Mars. — Il persiste, contrairement à mon intention,une fistule hypogastrique active. Cette fistule se comporte même fort bien et comme un véritable urètre sus-pubien.
Le malade garde ses urines pendant près de trois heures, elil peut en expulser spontanément une parlie en pressant sur le bas-ventre.
Pour vider complètement la vessie, 1l se sert d'une sonde de Nélaton de petit calibre, qu'il introduit par cet orilice suspubien.
La miction par le canal de l’urètre est restée en effet toujours presque impossible; et même le malade ne peut pisser volontairement
Depuis l'urétrotomie interne, il m'est cependant facile de passer par le canal urètral une sonde de Nélaton n° 16 ou 18. Depuis le milieu de février cependant, les cathétérismes par le canal provoquent l'expulsion de quelques gouttes de sang. Comme l'opération de lurétrotomie date d'un mois environ, il est difficile d'expliquer cet écoulement sanguin qui se répète à chaque cathétérisme,