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Îl'exisle quelques petits ganglions inquinaux des deux côtés el ilesl même facile d'en sentir quelques autres dans la partie inférieure de la fosse iliaque, au-dessus de l'arcade de Fallope. Mais ces ganglions petits sont difficiles à expliquer par la lumeur du canal.
L'aspect caractéristique est si curieux, que l’on songe à photographier la verge ainsi en érection. Mais la faiblesse du malade est si grande qu'il ne peut se tenir debout. Depuis quelques semaines, en effet, la cachexie a fait des progrès énormes.
3 avril. — M, Pollosson fait l'ablation d'un noyau de la tumeur, situé à la partie moyenne de la verge, sur la face inférieure; entre les corps caverneux. À côté de cette petite masse enlevée, il existe un tissu dout l'aspect rappelle celui des fongosités.
12 avril. — Etat général stationnaire. La faiblesse s'accroît progressivement. Le malade ne mange plus, il est très cachectisé et ne répond que difficilement aux questions qu'on lui pose. Respiration très courte. Pas de signes de pneumonie vraie.
16 avril. — Mort: ; ‘
Autopsie. — Nous constatons, avec M, Pollosson, qu'il s'agit bien d’une tumeur maligne. Cette tumeur, développée dans tout le bas-fond de la vessie, avait poussé un prolongement dans le canal de l'urètre jusqu'au gland. La tumeur s'était aussi propagée par les corps caverneux, comme on peut s'en rendre compte sur les coupes microscopiques ci-jointes,
La prostate était complètement saine.
Une généralisalion rapide s'était faite à tous les organes internes.
Le foie, excessivement friable, graisseux, se trouve farci de noyaux cancéreux du volume d'une lentille à celui d'une noix.
Péritoine envahi sur plusieurs points.
Les poumons sont aussi criblés de noyaux secondaires, que l'on pourrait compter par milliers dans le parenchyme pulmonaire. Ces noyaux, gros comme des noisettes environ, présentent un volume beaucoup plus uniforme que les noyaux hépatiques.
Hépatisation complète du lobe supérieur. Congestion et
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œdème de tout le lobe inférieur qui est infiltré. La pression donne issue, en outre, à une quantité considérable de sérosité sanguinolente. Bronchite purulente très marquée.
£n un mot, pneumonie cancéreuse généralisée. Forme lobaire au sommel: lésions secondaires de bronchite purulente et d'infiltration œdémateuse des bases pulmonaires.
Au poumon gauche, mêmes lésions,mais bien moins marquées.
Les plèvres sontlisses et relativement indemnes. Il n'existe pas denoyaux cancéreux pleuraux.Adhérences à droite. Ratenormale.
Le sacrum est envahi par la tumeur, qui s'est propagée par des masses ganglionnaires. L'os est lui-même envahi et en partie détruit par le tissu néoplasique. | PE
L'examen microscopique de la tumeur a été pratiqué par M. le professeur agrégé Paviot, alors préparateur du laboratoire d'anatomie pathologique, et a donné les résultats suivants :
La tumeur vésicale, au point de vue histologique, fait partie du groupe adulte et est du type de revêtement commun, au moins par place; cependant le plus grand nombre des alvéoles qui la constituent est formé de cellules épithéliales de volume tres variable.
Ces cellules sont souvent arrangées sous forme de boyaux ou de lignes de deux à trois cellules, lignes sinueuses, séparées par des fentes claires que les manifestations doivent certainement accentuer.
Quelquefois les alvéoles, les loges du stroma et les boyaux de cellules sont {ous allongés dans un même sens, comme s'ils s'éloignaient tous d'un mème axe, qui, lorsqu'on peut le trouver, est souvent une grosse travée du stroma.
Le protoplasma de ces cellules est grenu, trouble même jusque dans la profondeur de la tumeur, Le noyau, volumineux, se colore mal et se voit mal à cause de l’état du protoplasma.
Pour le stroma de la tumeur, formé en grande partie de Lissu conjonclüif, ses travées présentent des fibres musculaires lisses, aisément reconnaissables, surtout à l’éosine hématoxylique. Ces libres lisses se rencontrent surtout sur les travées principales, en dehors de la présence de toute artériole, etc., ete,
OBSERVATION XVIII (Brault !).
De Adolphe, âgé de soixante-six ans, entre le 8 février 1898 à l'hôpital Tenon, salle Bichat, lit n° 17, dans le service de M. le D' Brault.
Antécédents héréditaires : nuls.
Antécédents personnels : on ne trouve chez lui aucune maladie grave. I] dit être sujet à s'enrhumer l'hiver depuis plusieurs années.
Le début de sa maladie remonte à six mois. À ce moment-là, il commença à être gèné pour respirer et se plaignit d’essoufflements. À la même époque, il remarqua que ses jambes devenaient lourdes, surtout le soir, et qu'elles étaient enflées principalement autour des chevilles, Il y à un mois, il se mit à tousser. Depuis, sa toux a persisté, c’est ce qui l'a décidé à venir à l'hôpital.
A son entrée. le malade est très affaissé. Les facultés intellectuelles sont fort déprimées. [l est somnolent et répond difficilement aux questions qu'on lui pose, Aussi son interrogatoire n’a t-il été que d'une faible utilité pour reconstituer son histoire.
L'examen du malade donne les résultats suivants :
Le cœur ne paraît pas augmenté de volume, La pointe est dans le cinquième espace intercostal sur la ligne mamelonnaire.
Les bruits du cœur sont sourds. On ne perçoit de souffle n1 à la base ni à la pointe. Par intervalles, il existe de l'arythmie.
Enfin on note de temps à autre un rythme de galop.
Le pouls est irrégulier, assez fort. L'artére radiale, très
1 Brault, thèse de Lafon, Paris 1898.
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sinueuse, est indurée, calcifiée, et roule sous le doigt sans se laisser déprimer.
Elle présente une irrégularité de trajet. Elle passe sur la face externe du radius, qu’elle contourne à trois travers de doigt environ au-dessus du poignet.
A la percussion, le poumon droit donne une sonorité normale en avantet en arrière. L'auscultation ne révèle rien de particulier si ce n’est quelques râles sibilants disséminés avec prédominance au sommet.
Le sommet du poumon gauche présente de la matité, de la diminution du murmure vésiculaire, de l'augmentation des vibrations thoraciques et des râles sous-crépitants.
Le foie ne déborde pas les fausses côtes. Il n'est pas douloureux à la pression.
La rate ne paraît pas augmentée de volume.
Rien de particulier dans l'appareil digestif,
OEdème malléolaire ; à ce niveau, le doigt détermine l'apparition d'un petit godet.
Les urines, assez abondantes, sont claires, Elles contiennent 1 gramme d'albumine par litre. Il n'y a pas de sucre.
Du côté du système nerveux, à part la dépression des facultés intellectuelles et l'état semi-comateux, on ne trouve rien de particulier. Le malade n’a pas eu de céphalalgie ni de troubles oculaires.
* [l n'a jamais souffert pour uriner. Pas de troubles des mictions sous le rapport de la fréquence, de la difficulté; les urines ont loujours été normales comme quantité et comme qualité.
Le malade n'a pas de fièvre.
Diagnostic : Athérome certain, affection rénale douteuse, affection cardiaque ou aortique possible, bacillose au début.
On le met au régime lacté et on lui donne de la théobromine comme diurétique.
L'état du malade change peu. Pendant un mois, il a présenté les mêmes symptômes, Jusqu'au 14 mars, la quantité d'urine éliminée par jour a varié de 2 litres à + litres et demi, contenant environ 2 grammes d'albumine.
Arte:
Puis tout à coup, la température, normale jusque-là, s'élève.
Elle dépasse 38 degrés. Le pouls devient rapide et plus irrégulier. L'amaigrissement fait des progrès sensibles.
22 mars. — Le malade a de la fièvre, depuis quelques jours:
Le pouls est à 120. Arythmie et bruit de galop au cœur. On ne sent pas la crosse aortique au-dessus de la fourchette sternale. La toux est plus fréquente. Le malade s’affaiblit. Les urines sont troubles, mais de couleur jaune, et ne donnent pas de dépôt purulent.
2 avril. — L'état général s’est aggravé. Aux troubles précédents est venu s'ajouter l'incontinence absolue des urines et des matières. La température reste voisine de 38 degrés. Comme le cœur avait légèrement faibli, on avait supprimé la théobromine pour administrer XL gouttes de digitaline Adrian (23 mars). La quantité d'urine émise a diminué ainsi que l’albumine. Le malade esttrès anémiéet dans un état semi-comateux,
8 avril. — Etat stationnaire. L'incontinence persiste. Le membre inférieur droit présente un œdème énorme. Le malade ne se plaint d'aucun point douloureux. Les urines ont conservé les mêmes caractères:
16 avril. — Mort dans le coma à 2 heures de l'après-midi.
Comme le malade n'avait jamais accusé de douleurs dans le bassin et n'avait pas présenté de troubles urinaires (si ce n'est dans la dernière période, où ils furent attribués au coma), le toucher rectal avait été négligé ainsi que l'examen microscopique des urines jusqu'au 20 mars, les urines émises quotidiennement dépassaient 2 litres et l’albumine 2 grammes. La température était normale,
A partir de ce moment, la température s'est élevée pour atteindre une moyenne de 38,5 jusqu'au 1° avril; puis elle a diminué avec denombreuses oscillations, et s’est maintenue à une moyenne de 38 degrés jusqu'au dernierjour, où elle est tombée à la normale.
Dans cette seconde période, les courbes de l’albumine et des
urines ont baissé parallèlement.
Autlopsie. — Elle fut faite quarante-quatre heures après la mort.
Le poumon gauche présente au sommet de l'infiltration tuberculeuse et du ramollissement dans son tiers supérieur,
A la base, on constate de l'emphysème.
Le poumon droit est presque indemme,. quelques granulations au sommet. Pas de noyaux cancéreux.
Le cœur pèse 340 grammes. Pas de lésions des orifices, sauf quelques plaquesathéromateuses peu marquées à l’orificeaortique.
L'artère coronaire gauche est absolument saine à son origine. Mais à quelque distance de l'aorte elle présente,sur un trajet de 4 centimètres, une infitration calcaire très marquée. Au delà, elle redevient normale, L’artère coronaire droite est saine sur tout son parcours.
L'aorte présente quelques plaques d’athérome peu accentuées. Elle est presque normale.
Les artères radiales sont indurées et calciñées sur toute leur longueur.
Les artères iliaques et rénales sont saines.
Sur les sylviennes on trouve quelques plaques athéromateuses disséminées.
Le foie pèse 1850 grammes. Il est farci de gros noyaux cancéreux disséminés à sa surface el dans {toute son épaisseur.
Le pancréas, l'estomac, l'æsophage sont sans.
in ouvrant la vessie, on voit que ses parois antérieure et latérale sont épaissies, tandis que sa paroi postérieureestenvahie par une tumeur, Cette masse néoplasique infiltre la paroi, mais se propage peu du côté du rectum. Au contraire. elle fait saillie dans la cavité vésicale, que lon trouve partiellement comblée par une masse bourgeonnante épithéliomateuse.
La prostate parait saine.
Si de la vessie on remonte le long des ureteres, on voit que l'uretère gauche, à > centimètres de l’orifice vésical, présente, greffée sur la paroi interne, une production épithéliomateuse en chou-fleur, qui l'obture presque complètement. Au-dessus, il
présente une dilatation marquée à.
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L'uretère droit est libre. dans tout son trajet, mais ses
parois sont infiltrées de néoplasme dans le voisinage de la vessie. Au-dessus, il est dilaté ainsi que le bassinet correspondant.
. Le rein gauche pèse 80 grammes seulement. H est le siège d'une hydronéphrose de la grosseur du poing. Le tissu rénal, presque entièrement détruit, n'a plus que 2 millimètres environ d'épaisseur. |
Le rein droit a subi une hypertrophie compensatrice, Il pèse 240 grammes. Son bassinet distendu a le volume d'une mandarine. Le tissu rénal paraît sain.
Enfin, sur toute la hauteur de la colonne vertébrale existe une masse de ganglions cancéreux très hypertrophiés, offrant à la coupe un aspect lardacé. Certains de ces ganglions dépassent le volume d'un marron. D'autres ont la dimension d’un pois ou d'une petite lentille. Leur nombre est très considérable. Cette masse monte en engainant les vaisseaux, surtout l'aorte; l'infiltration cancéreuse des ganglions s'étend de la vessie jusqu’au diaphragme, le traverse et se prolonge sur toute la hauteur du médiastin postérieur. Plusieurs ganglions volumineux étaient accolés à la crosse de l’aorte.
A l'examen microscopique, la tumeur est constituée par un épithélioma pavimenteux tubulé, dont les cellules sont très adhérentes entre elles, La structure est la même au niveau de la vessie, de l’uretère, dans les ganglions et dans le foie. Les nodules cancéreux développés dans ce dernier organe sont surtout apparents autour des veines portes interlobulaires. Cependant de petits nids cellulaires, comprenant à peine quelques cellules, avoisinent les régions centrales des lobules, non loin de la veine sus-hépatique.
Le type histologique de cette tumeur est fréquemment observé dans la vessie.
Les noyaux épithéliomateux greffés sur l’uretère gauche et d'apparence assez récente, contenaient une proportion assez notable de glycogène. Les tumeurs secondaires du foie en
contenaient beaucoup, fait d'autant plus remarquable que les