INTRODUCTION
Les néoplasmes de la vessie, et le cancer en particulier, se traduisent aux yeux du clinicien par des symptômes si caractéristiques, que les méconnaître semble une chose très difficile.
Impossible de se méprendre, parexemple, sur la véritable nature d'une hématurie, quand elle présente tous les caractères que M. le professeur Guyon a Si magistralement exposés dans ses leçons.
Mais, d'autre part, on rencontre des cancers de la vessie qui évoluent sans donner lieu aux symptômes classiques de celte affection. Provoquant souvent. une autre maladie ou se dissimulant derrière elle, 1ls sont latents et par suite méconnus. Ces cancers ne sont que de simples trouvailles d'autopsie.
Cela n'aurait pas grand intérêt pratique si la chi-
nique n était arrivée à diagnostiquer ces cancers à mani-
festations anormales. Mais lorsqu'on se trouvera en
présence d’un urinaire à la période cachectique et chez lequel un examenattentif n'aura pu déceler aucune localisation de néoplasme, le praticien sera autorisé à porter le diagnostic de cancer latent de la vessie si, malgré l'absence des symptômes habituellement
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rencontrés, des masses qanglionnaires ont fait leur apparilion dans les fosses iliaques droite ou gauche du sujet.
Il existe des cancers latents de la vessie, on peut en faire le diagnostic, telles sont les idées que nous émettons. Mais, empressons-nous d'ajouter qu'elles risqueraient fort d'être étouffées, encore qu’au berceau, si notre maitre, M. le professeur agrégé Rochet, chirurgien major del’Antiquaille, ne venait ieur prêter l’appui de son autorité clinique.
En nous remettant un travail basé sur des observaüons personnelles, il nous a donné une marque particulière de confiance dont nous sentons tout le prix. Nous avons été heureux d’être sous ses ordres et d'entendre ses leçons pendant près d’un semestre à la clinique chirurgicale de M. le professeur Ollier, et nous le remercions 101 publiquement d’avoir bien voulu être un de nos juges.
Commencée près de M. le professeur Ollier comme stagiaire, notre éducation chirurgicale s’est continuée pendant encore un semestre d’'externat sous la haute direction de ce maître éminent.
Qu'il daigne recevoir ici l'expression de notre gratitude el qu'il nous permelle de lui dire combien nous appréeions l'honneur qu'il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.
MI. le professeur agrégé Gangolphe, chirurgien en chefde l'Hôtel-Dieu, M. le professeur agrégé Siraud nous ont donné à différentes reprises des marques de sympathie et d'intérêt dès le début de nos études médicales,
jusqu'à ce Jour où ils daignent accepter de faire partie de
REA notre Jury de thèse. Nous leur en garderons une profonde reconnaissance.
Que M. le professeur Pollosson,. chirurgien major de l'Hôtel-Dieu, MM. Albertin, chirurgien des hôpitaux, Audry, Rabot, médecins des hôpitaux, auprès desquels nous avons été externe, que {ous nos maîtres à la Faculté veulent bien agréer l'assurance qu'en les remerciant de leurs sages conseils, de leurs savantes leçons, de leur accueil toujours si bienveillant, nous accomplissons un devoir très doux.
Cette étude sur le cancer latent comprendra six chapitres.
Le premier traitera de lhématurie considérée comme grand symptôme des néoplasmes vésicaux.
Le deuxième comprendra l'exposé des cas de cancers à manifestations anormales, autrement dit de ceux qui sont latents.
Dans le troisième, on envisagera la possibilité de faire le diagnostic de ces néoplasmes latents par l’entremise des adénopathies 1liaques.
Le quatrième et le cinquième seront consacrés à montrer que cette adénopathie 1haque n'est pas une rarelé, puisqu'elle a été constatée soit cliniquement soit à l’amphithéâtre.
Enfin, le sixième sera un court aperçu sur les lymphatiques et les ganglions de la vessie.