‹ Contribution à l'étude du cancer utérin chez la vacheChapitre 3 sur 35 · RAISONS POUR LESQUELLES NOUS AVONS FAIT CE TRAVAIL · texte numérisé non relu

RAISONS POUR LESQUELLES NOUS AVONS FAIT CE TRAVAIL

Depuis longtemps déjà, les cancers de la série animale ont attiré l’attention de nombreux auteurs. Mais la plupart des ouvrages ou des publications réservant une place à chaque espèce animale, présentent des chapitres bien inégaux. Si plusieurs pages sont toujours consacrées aux diverses formes de cancer rencontrées dans l'espèce canine, quelques lignes, souvent, suffisent à traiter les diverses formes de cancer rencontrées dans l’espèce bovine. Cette inégalité représente-t-elle la différence réelle des cas existant dans ces deux espèces animales ? Il semble bien que non.

Si les cancers rencontrés chez le chien sont plus nombreux, cela tient d’abord au chiffre élevé de ces animaux et ensuite à ce que la plupart d’entre eux sont conservés et soignés jusqu’à l’extrême vieillesse.

Beaucoup de bovins, au contraire, sont sacrifiés de bonne heure pour la boucherie. Certains, cependant, grâce à leurs bonnes qualités laitières ou à leurs bonnes

qualités de reproducteurs, arrivent jusqu’à un âge avancé.

SÉRUES

Mais alors qu’ils commencent à être épuisés, et que leur état général est déficient, le propriétaire, en témoignage de reconnaissance, les expédie au clos d’équarrissage ou dans des tueries particulières, afin d’en retirer un dernier bénéfice. Ces animaux sont alors enfouis ou abattus sans aucun contrôle. Ainsi passent inaperçus bien des cas intéressants qui mériteraient d’être signalés, et ainsi s'explique, en partie, la rareté des publications concernant l’espèce bovine, et surtout la rareté des publications concernant le cancer de certains organes internes, de l’utérus en particulier, ce qui pourrait faire croire à sa non existence.

Déjà, en 1910, le Professeur Guillebeau répondant à plusieurs auteurs qui affirmaient que le cancer de l'utérus était très rare chez les animaux domestiques, déclarait : « Si la rareté supposée de cette maladie était vraiment conforme à la réalité, il y aurait sur ce point une différence remarquable entre l’homme et les animaux. De cent femmes qui meurent entre quarante et soixante ans, il n’y en a pas moins de quatre à six et demi pour cent qui succombent au cancer de la matrice. Pour la médecine vétérinaire, le dernier mot sur la fréquence n’est pas encore dit ».

Nous trouvant dans une région où la fréquence du cancer de l’utérus est, peut-on dire, assez élevée, sur les conseils de M.le Professeur Ch. Lombard, nous avons cru intéressant de rassembler quelques cas et d’en publier

les observations.

ÉP. :- 3 EME, ci .

AMEN . ae. LS

TT pa

Sans doute, nous taxera-t-on de prétentieux, de vouloir publier certaines observations, et sur un sujet aussi délicat, au sortir même de l’école, et pour consacrer le terme de nos études. Certes, cette critique serait bien fondée si nous n’avions eu la bonne fortune d’être guidé et aidé dans notre travail par M. le Professeur Ch. Lombard à qui nous témoignons ici toute notre reconnaissance, et si, de plus, grâce à l’expérience d’un père, vieux praticien, il ne nous avait été permis d’obser-

ver et de suivre certains cas des plus intéressants.

Faure x

Page 1