HISTORIQUE
La notion de l’existence du cancer chez l’homme paraissait déjà dès les premiers âges de la médecine. Des tumeurs comparables à celles de l’homme furent aussi reconnues chez les animaux par les plus anciens auteurs qui se soient occupés de pathologie comparée. Les écrits des Grecs et des Latins en font mention, ainsi que les travaux des premiers auteurs français et italiens et des hippiatres Gaisault et Solleysel. Mais au xvinue siècle seulement, Huzard fournit à leur sujet quelques notions exactes et montre leur fréquente chez les animaux, le chien notamment. À l’orée du xix® siècle, vers 1813, Fromage et Feugré, Laillard, J.B. Gohier signalent plusieurs cas de tumeurs. Ces néoplasmes indéterminés siégeaient, l’un dans les cavités nasales, l’autre dans. l'estomac d’un chien.
Vers 1817, Dupuy, de l’Ecole Vétérinaire d’Alfort, trace, le premier, les bases scientifiques d’une étude des tumeurs chez les animaux domestiques. Il note déjà les différences de fréquence entre le cancer du chien, du
cheval, des bovidés.
À la même époque, Gasparin fait une étude anatomo-
nues
pathologique des tumeurs animales. Lafosse, Gohier, Crépin publient quelques vagues observations de tumeurs.
En 1826, Huntrel Darboval développe dans son dictonnaire la symptomatologie des néoplasmes.
Ce durant en Angleterre, Delabaire, Blanc, White, Percial, Yowalt constatent, sans les décrire, l’existence de cancers du cheval, du bœuf, du chien. Dès lors la question est reprise par un grand nombre d’observateurs. Trousseau et U. Leblanc en 1828, Gerlach en Allemagne en 1842. |
Leblanc, en 1843, publie dans sa Clinique Vétérinaire une revue clinique et critique de toute la pathologie des tumeurs animales et humaines, et le 31 août 1852 il lit à l’Académie de Médecine son important mémoire Des recherches sur le cancer travail considérable où se trouve, en plus de 60 observations personnelles, tout ce qui a été écrit sur ce sujet et où est faite pour la première fois, en pathologie comparée, une étude histologique sérieuse.
En 1857, Broca, résumant ses immenses travaux dans l’article cancer, du Dictionnaire de médecine et de chirurgie vétérinaires de Bouley et Reynal détaille, avec minutie, tout ce qui se rapporte au cancer, et notamment l’anatomie pathologique macroscopique et microscopique.
S'appuyant sur plusieurs centaines d’observations personnelles et sur soixante deux cas relatés dans les
journaux vétérinaires, M. Leblanc publie en 1858 la