CONCLUSION
À ceux qui prétendaient qu'il ne fallait pas toucher aux sources thermo-minérales et qu’il valait mieux les laisser à leurs causes de dégradation, au risque même de les voir disparaître un jour, on aurait pu répondre, avec de Launay, qu'il n'est pas plus dangereux de « soigner » une source thermale, par un captage rationnel, que de tremper dans un bain un typhique. Fort heureusement, les résultats sont là pour attester l’importance et l’opportunité des travaux entrepris; et, de nos jours, l’impulsion donnée de toute parts à l’hydrologie médicale, par l'institution de cours de perfectionnement, par la création de chaires magistrales, par la formation des sociétés : d’hydrologie, permet d’augurer, pour nos sources benfaisantes, un avenir de plus en plus brillant.
C’est parce qu’on connaît mal les divers travaux accomplis pour capter ces forces naturelles, en vue de leur meilleure application thérapeutique, qu’il règne sur les eaux minérales tant d'idées fausses, qui ont parfois empêché la réalisation de certains travaux indispensables, et qu'il en est résulté, dans la suite, une diminution considérable du débit de la source, voire même sa disparition complète. Ce sont encore des appréhensions irraisonnées qui ont fait détruire, dans bien des stations thermales, les travaux réellement gigantesques construits par les Romains, eux qui s'étaient fait une conception si juste de la thérapeutique hydrologique.
Serment d’Hippocrate
En présence des Maïitres de cette Ecole, de mes chers condisciples, et devant l'effigie d'Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l’Etre suprême, d’être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la Médecine,
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent, et n’exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail.
Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe; ma langue taira les secrets qui me seront confiés, et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime.
Respectueux et reconnaissant envers mes Maïtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j’ai reçue de leurs pères.
Que les hommes m'’accordent leur estime, si je suis fidèle à mes promesses! Que je sois couvert d’opprobe et méprisé de mes confrères, si j'y manque!
Vu et permis d'imprimer,
ù a: SA Nancy, le 24 Mars 1924.
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