‹ Contribution À L'étude Du Chimisme Gastrique Dans Les Affections Chirurgicales De L'estomac Et Du Duodénum, Contrôlées Opératoirement (volume 2)Chapitre 10 sur 43 · LA TA RE &) TUBAGE A JEUN · texte numérisé non relu

LA TA RE &) TUBAGE A JEUN

Si nous envisageons la question volume, les différents auteurs sont d'accord pour estimer que le tubage à jeun ramène en général une certaine quantité de liquide et qu’il faut que celle-ci soit importante pour entraîner une conclusion pathologique.

Sur 2.206 estomacs normaux ou anormaux, Léon Meunier n’a jamais rencontré un estomac complètement vide : le minimum de liquide constaté étant de 22 cm3.

Pour Le Noir et Agasse-Lafont, il n’y a manifestation pathologique réelle que lorsque la quantité de liquide à jeun dépasse 109 cm3.

Marcel Labbé, contrairement à l’auteur précédent, commence à tirer des conclusions pathologiques dès que la quantité de liquide à jeun dépasse 30 cm3.

Oury, enfin, ainsi que Carnot, estiment que le liquide résiduel à jeun existe chez le tiers des dyspeptiques banaux, et que la quantité doit être considérée comme normale lorsqu'elle ne dépasse pas 60 à 80 cm.

Tous les auteurs sont d’accord pour affirmer que la présence de débris alimentaires macroscopiquement visibles est un signe certain de sténose.

Pour Oury, l'existence de débris alimentaires microscopiquement décelables n’est nullement démonstrative, et n’indique qu’un fonctionnement ralenti de la musculature gastrique. ù

Quant à l'acidité chlorhydrique du liquide à jeun (la seule qui ait une certaine valeur diagnostique),

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les résultats contradictoires obtenus par les différents autenrs montrent que la plus grande fantaisie règne à ce sujet.

Pour Léon Meunier, le liquide renferme à l’état normal de l’acide chlorhydrique libre 41 fois sur 100, alors qu'Oury considère normalement le liquide comme neutre.

b) TUBAGE PRATIQUÉ UNE HEURE APRÈS LE REPAS D'ÉPREUVE

Presque tous les auteurs sont d’accord pour estimer que normalement on retire 80 à 150 cm3 d’une bouillie, qui a la consistance et l’odeur d’une macération de pain bien homogène.

Les deux dosages de l’acidité totale et l’acide chlorhydrique libre du fait de leur importance ont donné lieu à de très nombreux travaux. Nous allons analyser rapidement les plus importants de ceux-ci. :

Pour les chiffres normaux :

Hayem indique 0 gr. 44 pour 1.006 pour lacide chlorhydrique libre, alors que Gley et Gautier donnent des chiffres allant de 1 à 3 grammes.

Dans les ouvrages classiques récents, Le Noir et Agasse-Lafont (1926), F. Ramond (1927), Oury (1929) et Boldyreff (1931) sont d’accord pour estimer que l’acide chlorhydrique libre oscille autour de 0 gr. 50, et que l’acidité totale est d’environ 1 gr. 80 pour 1.000. * Grimbert (1922), Marcel Labbé (1927) et Bardier KA 931) estiment que l'acidité totale peut s'élever jus-

qu'à 2 gr. 50.

ATOS

Dans les cas pathologiques, les résultats sont encore plus variés : la plupart des chiffres donnés par les ouvrages classiques sont malheureusement trop sou-

vent non appuyés par des statistiques opératoires :

{lcère gastrique. !

Tous les auteurs sont d’accord pour dire que l’hyrerchlorhydrie est fréquente.

La statistique d’Hayem et Lion, portant sur 26 cas, a donné 3 fois un chimisme normal pour 23 hyperchlorhydrie.

L'hyperchlorhydrie se trouve dans 70 pour 100 des cas d’ulcères prépyloriques pour Mathieu et Félix Ramond. |

Elle est moins fréquente d’après les Ar concernant tous les ulcus sans localisation de siège :

48 % pour Tissot; 42 %, pour Rütimayer, Hayem et Lion.

20 % pour Moynihan.

Pour F. Ramond, l’âge de l’ulcère a une grosse importance. D’après cet auteur, au début d’un uleus prépylorique, lhyperchlorhydrie est constante; puis, avec la rétention progressive et la gastrite envahis- ‘sante, les glandes ont une tendance à dégénérer, et lhyperacidité diminue.

Voici maintenant les principaux résultats retrouvés au point de vue quantitatif : Pour Grimbert, ainsi que pour Nepveux, l’hyperchlorhydrie peut s’élever jusqu’à 6 à 7 grammes pour 1.000!

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