‹ Contribution À L'étude Du Chimisme Gastrique Dans Les Affections Chirurgicales De L'estomac Et Du Duodénum, Contrôlées Opératoirement (volume 2)Chapitre 11 sur 43 · ATEN LUE · texte numérisé non relu

ATEN LUE

Pour Maurice Soupault, l’acidité totale varierait dans l’ulcus entre 2,50 et 3,50 pour 1.000.

Pour Bardier, l'acidité totale s’élèverait au-dessus de 2,50 pour 1.000.

La localisation pour un certain nombre d’auteurs semblerait avoir une influence sur le taux de l’hyperchlorhydrie observée, qui serait plus marquée dans Pulcus prépylorique que dans l’uleus de la petite courbure (Ramond; Gosset et Lœwy). Ces auteurs, malheureusement, n’apportent pas de chiffres à l’appui de leurs affirmations.

Ulcère duodénal.

Au cours de nos recherches, nous n’avons trouvé qu'un nombre très restreint de précisions concernant l’ulcère du duodénum, l’étude du chimisme gastrique au cours de cette affection paraissant récente. L’exploration semble montrer dans la plupart des cas une hyperchlorhydrie : 72 pour 100 pour Moynihan; plus de 40 pour 100 pour F. Ramond. L’acide chlorhydrique libre serait même très élevé : 3,72 à 4,10 pour 1.000 (Moynihan).

Néoplasmes.

Nous avons remarqué que tous les auteurs classiques sont d'accord pour noter un parallélisme entre l'hypo ou l’anachlorhydrie et les cancers gastriques.

Par ordre d’ancienneté, nous avons relevé les statistiques suivantes :

Re NE

Les frères Mayo apportent 551 cas de néoplasmes opérés dans les années 1918, 1919, 1920, et montrent que l’anachlorhydrie a été constatée 53 fois sur 100, l’hypochlorhydrie dans 15 pour 100 des cas, alors que 17 pour 100 des chimismes gastriques étaient normaux et l’'hyperchlorhydrie très rare (4,58 pour 100).

Hayem et Lion, sur 106 cas de cancer gastrique, ent trouvé une anachlorhydrie dans 80 pour 100 des. Cas.

Pour Hartmann (de Rochester), il y a persistance d’acide chlorhydrique libre dans 30 pour 100 des cas.

Pour Friedenwald et Bryan, il y a anachlorhydrie dans 52 pour 100 de leurs cas, et hypochlorhydrie dans 16 pour 100. è

Pauchet et Hirchberg, sur 63 cas de néoplasmes opérés, ont relevé la présence d’acide chlorhydrique libre 16 fois.

Enfin, Udaondo et ses collaborateurs ont constaté la présence d’acide chlorhydrique libre 62 fois sur 100.

Il faut remarquer qu’il y a de grosses différences. entre les premières statistiques ci-dessus rapportées, où l’anachlorhydrie est très fréquente, et les statistiques plus récentes. Cela tient vraisemblablement à ce que les cancers sont actuellement diagnostiqués. et opérés plus précocement.

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