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Pacidité totale, elle rend compte de l’activité de la muqueuse gastrique et de ses réactions aux porcessus pathologiques.
Suivant la classification déjà suivie lors de l’exposé de nos observations, nous allons étudier successivement cette acidité chlorhydrique libre dans les ulcères gastriques, dans les ulcères du duodénum, dans les néoplasmes, et enfin chez les anciens opérés.
1°) Pour les ulcères gastriques, sauf dans un cas (observ. 9), nous avons observé 14 fois sur 15 opérés, une hyperacidité, dont le chiffre peut être des plus
variables.
Cette hyperacidité est à peine marquée dans certains cas : autour de 1 gramme (observ. 2, 6, 11 et 15), ou au contraire très élevée : au-dessus de 2 grammes (observ. 1, 8, 10 et 14). Restent donc six cas d’ulcus chez lesquels l’acidité est voisine de 1 gr. 50 (observ. 45,7, 12et 43).
Un seul cas nous a révélé une anachlorhydrie totale (observ. 9). Il s’agissait d’une très grosse ulcération siégeant sur la face postérieure de l’estomac, contrôlée histologiquement (donc certitude absolue d’ulcère non dégénéré), chez un malade qui avait arrêté presque complètement son, alimentation, vu lintensité des douleurs. Ce qui semble d'accord avec lopirion d’Abramson, qui incrimine un régime trop sé-
vère pour expliquer ces anomalies.
La localisation de l’ulcère (petite courbure, face postérieure, région pylorique ou juxta-pylorique), ne
nous a pas paru entrer en ligne de compte : les chiffres extrêmes se rencontrant aussi bien dans n’importe quel cas, contrairement à l’opinion de Félix Ramond, qui indique une hyperchlorhydrie moins marquée dans l’ulcus de la petite courbure.
2°) Dans les ulcères duodénaux, nous avons trouvé c’une manière constante (11 fois sur 11), une hyperacidité très nette. Les chiffres sont en moyenne supérieurs à ceux obtenus dans les ulcus gastriques.
Le chiffre observé le plus bas a été de i gr. 42 (observ. 27). Et cinq cas montrent des chiffres d’hyperacidité qui approchent ou dépassent 3 grammes (observ. 25, 26, 29, 30 et 31).
Nous sommes donc beaucoup plus affirmatifs sur lhyperacidité dans l’ulcus duodénal que la plupart des auteurs dont nous avons parlé dans notre revue
sur les travaux antérieurs.
3°) Dans les néoplasmes gastriques, sur 19 cas, nous avons trouvé dans 6 cas une anachlorhydrie (observ. 33, 35, 37, 39, 40 et 41), dans 3 cas une hypochlorhydrie très marquée : 9 gr. 29 (observ. 34), 0 gr. 36 (observ. 36), et 0 gr. 38 (observ. 38), et dans un cas seulement une acidité chlorhydrique libre normale : 0 gr. 94 (observ. 32).
Nous faisons remarquer que dans tous nos cas il s’agit de néoplasmes relativement étendus, très souvent inopérables (2 gastrectomies sur 10 interventions). Malheureusement, nous n’apportons pas de documentation suffisante sur le chimisme dans les
RSR AE
néoplasmes jeunes, pour les raisons indiquées dans:
notre introduction.
4) Chez nos anciens opérés — ce sont tous des gastro-entérostomisés qui ont continué à souffrir — une nouvelle intervention dans 3 cas n’a pas révélé d’ulcus en évolution. Ces 3 malades étaient anachlorhydriques (observ. 43, 44 et 46). |
Deux autres, au contraire, ont été trouvés porteurs d’un nouvel ulcus : l’un et l’autre étaient hyperchlorhydriques. Le premier (observ. 42) ne présente, il est vrai, qu’un taux relativement faible d'acide chlorhyarique libre : 0 gr. 54. Mais la présence d’une forte quantité de bile et l’acidité totale élevée nous portent à croire que son acidité chlorhydrique a été masquée par lPafflux de bile alcaline.
Le second (observ. 45), avait une hyperacidité chlorhydrique libre très franche : 1 gr. 82.
Nous sommes donc d’accord. avec Henri Lochon pour dire qu'après gastro-entérostomie, la persistance
de lhyperchlorhydrie indique l’aggravation de la lésion.
Ces données ne concernent que les liquides après repas d’épreuve. Le tubage à jeun, lorsque nous l’avons effectué, n’a pas paru nous donner de résultats directement utilisables. La plus grande fantaisie v règne : par exemple, anachlorhydrie ou hyperchlorhydrie dans les uleus aussi bien gastriques que duodénaux. Il ne peut d’ailleurs servir à l’étude de l’activité chimique de l'estomac, contrairement à l’opi-