VALEUR DIAGNOSTIQUE DE L’ACIDIFE CHLORHYDRIQUE LIBRE
Nous avons effectué simultanément chez chacun de nos malades, les dosages de l’acidité chlorhvdrique libre et de l'acidité totale. Ce sont ces deux données qui sont les plus faciles à établir. Le dosage de l’acidité chlorhydrique totale, outre les difficultés qu’il présente en suivant la méthode d’Hayem et Winter, est toujours effectué avec une trop grande approxi-. mation ‘: une partie dé lacide chlorhydrique faiblement combiné, est retenue par les phosphates bimé-talliques, tandis que‘les phosphates monométalliques réagissent sur les chlorures pour mettre en liberté de l'acide chlorhydrique, dont le chiffre total se trouve ainsi augmenté. D’où deux sources d'erreurs, qui ne se compensent pas nécessairement (Grimbert).
Mais parmi les deux dosages effectués pour chaque malade, c’est l'acidité chlorhydrique libre qui nous
& paru présenter le plus grand intérêt. Mieux que
Pacidité totale, elle rend compte de lactivité de la muqueuse gastrique et de ses réactions aux porcessus pathologiques.
Suivant la classification déjà suivie lors de lex-
posé de nos observations, nous allons étudier suc-
cessivement cette acidité chlorhydrique libre dans les ulcères gastriques, dans les ulcères du duodénum,
dans les néoplasmes, et enfin chez les anciens opérés.
1°) Pour les ulcères gastriques, sauf dans un cas (observ. 9), nous avons observé 14 fois sur 15 opérés, une hyperacidité, dont le chiffre peut être des plus variables.
Cette hyperacidité est à peine marquée dans certains cas : autour de 1 gramme (observ. 2, 6, 11 et 15), ou au contraire très élevée : au-dessus de 2 grammes (observ. 1, 8, 10 et 14). Restent donc six cas d’ulcus chez lesquels l'acidité est voisine de 1 gr. 50 (observ. 3, 4,:9,/7, 12 êt 13).
Un seul cas nous a révélé une anachlorhydrie totale (observ. 9). Il s'agissait d’une très grosse ulcération siégeant sur la face postérieure de l’estomac, contrôlée histologiquement (donc certitude absolue d’ulcère non dégénéré), chez un malade qui avait arrêté presque complètement son alimentation, vu linten-
sité des douleurs. Ce qui semble d'accord avec l’opi-
rion d’Abramson, qui incrimine un régime trop sé-
vère pour expliquer ces anomalies.
La localisation de l’ulcère (petite courbure, face postérieure, région pylorique ou juxta-pylorique), ne
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