LAS AT INR AT RATES
nous a pas paru entrer en ligne de compte : les chiffres extrêmes se rencontrant aussi bien dans n’importe quel cas, contrairement à l’opinion de Félix Ramond, qui indique une hyperchlorhydrie moins marquée dans l’ulcus de la petite courbure.
2°) Dans les ulcères duodénaux, nous avons trouvé d'une manière constante (11 fois sur 11), une hyperacidité très nette. Les chiffres sont en moyenne supérieurs à ceux obtenus dans les ulcus gastriques.
Le chiffre observé le plus bas a été de 1 gr. 42 (observ. 27). Et cinq cas montrent des chiffres d’hyperacidité qui approchent ou dépassent 3 grammes (observ. 25, 26, 29, 30 et 31). |
Nous sommes donc beaucoup plus affirmatifs sur l'hyperacidité dans l’ulcus duodénal que la plupart des auteurs dont nous avons parlé dans notre revue sur les travaux antérieurs.
3°) Dans les néoplasmes gastriques, sur 10 cas, nous avons trouvé dans 6 cas une anachlorhydrie (observ. 33, 35, 37, 39, 40 et 41), dans 3 cas une hypochlorhydrie très marquée : 9 gr. 29 (observ. 34), 0 gr. 36 (observ. 36), et 0 gr. 38 (observ. 38), et dans un cas seulement une acidité chlorhydrique libre normale : 0 gr. 94 (observ. 32).
Nous faisons remarquer que dañs tous nos cas il s’agit de néoplasmes relativement étendus, très souvent inopérables (2 gastrectomies sur 10 interventions). Malheureusement, nous n’apportons pas de documentation suffisante sur le chimisme dans les
DRE + Van t
néoplasmes jeunes, pour les raisons indiquées dans
notre introduction.
4) Chez nos anciens opérés — ce sont tous des gastro-entérostomisés qui ont continué à souffrir — une nouvelle intervention dans 3 cas n’a pas révélé
d’uleus en évolution. Ces 3 malades étaient anachlor-
bydriques (observ. 43, 44 et 46).
Deux autres, au contraire, ont été trouvés porteurs d'un nouvel ulcus : l'un et l’autre étaient hyperchlorhydriques. Le premier (observ. 42) ne présente, il est vrai, qu'un taux relativement faible d'acide chlorhyarique libre : 0 gr. 54. Mais la présence d’une forte quantité de bile et l’acidité totale élevée nous portent à croire que son acidité chlorhydrique a été masquée
par lafflux de bile alcaline.
Le second (observ. 45), avait une hyperacidité chlor-
hydrique libre très franche : 1 gr. 82.
Nous sommes donc d'accord avec Henri Lochon pour dire qu'après gastro-entérostomie, la persistance de l’hyperchlorhydrie indique laggravation de la lésion.
Ces données ne concernent que les liquides après repas d’épreuve. Le tubage à jeun, lorsque nous l’avons effectué, n’a pas paru nous donner de résultats directement utilisables. La plus grande fantaisie y règne : par exemple, anachlorhydrie ou hyperchlorhydrie dans les ulcus aussi bien gastriques que duodéhaux. Il ne peut d’ailleurs servir à l’étude de lac-
tivité chimique de lestomac, contrairement à l’opi-
Mr ebn
pion déjà ancienne de Pron, qui lui accordait une importance nous paraissant vraiment exagérée dans le diagnostic de l’ulcus gastrique. Ce liquide à jeun donne plutôt l’image de l’estomac à l’état de veille, et ne peut renseigner pour l’étude de sa fonction chlorhydrique.
Enfin, de nos observations il ressort que la recherche des acides de fermentation (acide lactique en particulier) ne présente aucune valeur diagnostique. Il faudrait pour cela qu’ils existent en quantité considérable, ce qui est fort rare (observ. 35). Les traces faibles ou fortes se rencontrent aussi bien dans les ulcus de toute sorte que dans les sténoses sans lésion organique ou dans les néoplasmes, et ceci avec la plus grande des irrégularités.
D'ailleurs, à l’état physiologique il existe certaine. ment des traces d’acide lactique provenant de Palimentation. L'augmentation de l’acidité organique est l’expression de la fermentation de substances qui font un séjour prolongé dans la cavité gastrique, et nous sommes d'accord avec Oury pour dire qu’à elle seule, elle ne peut nullement évoquer l’idée d’un néoplasme
ou d’une sténose.