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Nous avons ainsi obtenu: deux succès avec une injection de deux centimètres cubes ; deux succès avec une injection de un centimètre cube; un succès avec trois centimètres çubes et un autre avec une ‘injection de deux centimètres suivie le lendemain d’une deuxième injection de deux centimètres cubes.
La dose à injecter nous semble devoir être celle employée par M. le Professeur Combemale «et ses élèves, c’est-à-dire deux centigrammes; cependant, pour que nous puissions émettre un avis bien net À ce sujet, il nous aurait fallu avoir plus de résultats positifs, ce qui n’est pas notre cas.
Donc alors que M. le Professeur Combemale a vingt-cinq succès sur trente-quatre cas publiés, nous avons eu six succès sur trente-huit cas observés. Nos résultats sont loin de concorder; comment expliquer cette différence d’effiçcacité du chlorhydrate d’apocodéine à Lille et à Bordeaux?
MM. Raviart et Bertin me diront peut-être que leur conclusion ne portait d’une façon certaine que sur les cas de constipation passagère, et qu'ils n'assuraient pas la réussite dans le cas de constipation habituelle Mais si nous examinons attentivement les trente-quatre observations qu'ils publient, nous relevons que dans les neuf cas où ils n’ont pas eu de succès, il y a six malades qui n'étaient pas habituellemeni constipés, alors que trois seulement étaient très constipés. De même nous ajouterons que nos résultats nous font également repousser cet argument, car nos succès se répartissent également: trois chez les :constipés chroniques et trois chez des constipés passagers, alors que nos expériences ont porté sur un nombre à peu près égal de malades atteints, soit de constipation passagère (20), soit de constipation habituelle (18).
D’autres prétendront sans doute que MM. Combemale, Raviart et Bertin agissaient sur leurs malades par suggestion, et que leur ayant dit qu'ils seraient réellement purgés par l'injection qu'on leur faisait, ces malades allaient ensuite à la selle.