‹ Contribution A L'étude Du Chlorhydrate De Cocaine Au Point De Vue De Ses Actions Physiologiques Et ThérapeutiquesChapitre 12 sur 29 · MORPHINE ET COCAÏNE · texte numérisé non relu

MORPHINE ET COCAÏNE

Exp. XXXV .Chien P. 10 k. 500. — Temp. initiale 396, 1 h. 10, inj. hyp. de 0, 06 de morphine; 1 h, 20, inject. de 0, 06 de cocaïne; 1 h. 37, mouvements

Ne

cloniques dans les pattes de devant; L h. 43, T. 39° 4, raideur des membres ; 2h.7,T.885:3h. 25, T. 383; 4h. 15, T. 38°7: 5 h. T. 38° 9.

Exp. XXXVI. Chien P. 14 k. 500. — De 1 h.30, à 1 h. 35, inj. hyp. de 0,06 de morphine et 0,06 de cocaïne. 2 h., T. 3805; 2 h. 30, T. 38: 3h. T. 37°6; 3h. 30, T. 37°6. La température initiale était 39°2,

Exp. XXX VII. Chien P. 13 kil. — Température initiale 38°4. 1 h. 1, inject., hyp. de 0,06 de morphine; 1 h. 20, inj. hyp. de 0,06 de cocaïne. Lh. 48,T, 306,2 h4)T. 376,2 h. 25, T. 375; 8h. 6, T. 371; 8 h. 28, T. 368: 4 h!' 40, Ty378;

Exp. XXXIX. Chien (gros). — Température initiale 39%. 12 h. 58, inject. hypod. de 0, 04 de morphine; 1 h. 3, inj. hypod, de 0,06 de cocaïne. 1 h. 27, SI 043 88" 5 20h06, 73709 2h5720, D37° 1; 4 h/25,T/3609!

Exp. XL. Chien P. 18 k. 50. — Température initiale, 39°7. 1 h. 54, inject. hypod. de 0,06 de morphine; 2 h. 4, inject. hypod. de 0,12 de cocaïne. 2 h. 27, DS 2 DO TD OS D END STARS I0 ETS 73 A hISO0 LT, 5799: One 20 1 5400:

Exp. XLI. Chien P. 18 k. — Température initiale, 39. 1h.15, inj. hypod. de 0,04 de morphine; 1 h. 25, inj. hyp. de 0,06 de cocaïne ; 2 h. 10, T. 38°4; 2 h. 45, T, 88°2; 8 h. 30, T. 38°: 4 h. 10,T. 38°1; 5h. 38°2.

Dans le paragraphe précédent, je concluais, d'expériences faites sur le singe, que la morphine est synergique de la cocaïne au point de vue excito-moteur convulsivant. Icila conclusion est loin d’être aussi précise. Si l’on jette un coup d'œil sur les expériences précédentes, la première pensée qui vient à l’esprit, c’est que la morphine est, au point de vue de l’action sur la température, l’antagoniste de la cocaïne. Et le raisonnement est bien simple: la cocaïne, ai-je dit plus haut, élève la température; d'autre part, la morphine l’abaisse; or, en faisant agir simultanément ces deux agents, on retrouve constamment une hypothermie très-considérable : donc, c’est la morphine qui l’em-

porte. Au fond, les faits relatifs à l’action excito-motrice ne perdraient rien de leur valeur pour cela. Mais je me demande s’il ne

faut pas voir, dans ces phénomènes, autre chose qu’une action antagoniste pure et simple.

Dans l’expérience XL, par exemple, l’abaissement de température est énorme, 2 degrés 4 dixièmes, et cependant, si l’on dissocie les éléments d’action de cette ‘observation, on trouve que la dose de morphine est très-ordinaire pour un chien de cette taille; et, d'autre part, on sait déjà que 0,12 centigr. de morphine produisent chez ce même chien une hyperthermie de 8 dixièmes. L'expérience suivante offre encore une hypothermie de 1°. Or, d’une part, la dose de morphine est moyenne, et la dose de cocaïne produit chez un animal d’un poids égal une augmentation de 1°. Je pourrais en dire autant des autres observations. Pour expliquer ces faits, il faut admettre ou que la morphine a sur la température une action très-grande même à doses faibles, ou bien qu’il se fait entre la cocaïne et la morphine une sorte de combinaison particulière ayant une action dépressive, hypothermique, considérable. Je ne connais pas assez la première hypothèse pour la rejeter, je ne connais pas assez la seconde pour l’adopter. J’enregistre les faits tels que je les ai observés, espérant que l’intérêt spécial qui s’en dégage fera passer inaperçue la faiblesse des commentaires qui les suivent.

Page 1