‹ Contribution A L'étude Du Chlorhydrate De Cocaine Au Point De Vue De Ses Actions Physiologiques Et ThérapeutiquesChapitre 13 sur 29 · ANTIPYRINE ET COCAÏNE · texte numérisé non relu

ANTIPYRINE ET COCAÏNE

Je serai très-bref sur les actions de l’antipyrine et de la cocaïne administrés simultanément. Je me bornerai à rappeler brièvement les expériences déjà publiées par le docteur Nègre, expériences auxquelles j'ai participé et que je n’ai pas cru devoir reproduire. Dans une expérience préalable, on essaye la sensibilité du chien par rapport à la cocaïne, et on constate que, sous l’influence de 0,06 de cocaïne, la température s’élève de 1 degré et ? dixièmes. Le lendemain, on fait prendre au même animal ? grammes d’antipyrine dissous dans un peu d’eau, et on lui donne 0,06 de cocaïne en injection. La température s'élève, comme la veille, de 1 degré 2 dixièmes.

En présence de ce fait, on change le manuel opératoire. On fait prendre au chien 4 gr. d’antipyrine en deux prises: l’une à 41 h., l'autre à 4 h. La cocaïne produit encore une ascension de la température, semblable à celle de la veille.

L'expérience est reprise le lendemain. On donne 2 grammes d’antipyrine à8 h. 30, la cocaïne à 1 h.: l’hyperthermie se produit toujours.

Les conclusions de ces faits, c’est que l’antipyrine n’a aucune action sur l’hyperthermie produite par la cocaïne.

Page 1