‹ Contribution A L'étude Du Chlorhydrate De Cocaine Au Point De Vue De Ses Actions Physiologiques Et ThérapeutiquesChapitre 5 sur 29 · MIO · texte numérisé non relu

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dominante, c’est l’action excito-motrice convulsivante, décrite pour la première fois chez cet animal par M. le professeur Grasset.

Chez le chien, cette même action existe, mais à un degré inférieur, alors que les phénomènes du côté de la température revêtent au contraire une importance et une netteté très-remarquables. Voilà donc un agent thérapeutique possédant des propriétés excito-motrices et hyperthermiques variables chez des animaux appartenant à la même classe zoologique. Il y a là une sorte d’idiosyncrasie curieuse à noter, en vertu de laquelle, étant donnée une dose assez forte de cocaïne, chacun de ces animaux choisit pour réaliser sa crise un côté des actions de cet alcaloide. Et ce choix est assez complet pour qu’il soit difficile d’étudier l’hyperthermie en dehors du chien et les convulsions en dehors du singe. Je sais bien que Laborde, Arloing et d’autres, ont noté ces phénomènes d’excitation chez le chien, le lapin, etc. . . .; mais ces faits, procédant d'une action excito-motrice unique et identique chez le chien et chez le singe, revêtent chez ce dernier un aspect extérieur particulier, toujours le même et beaucoup plus remarquable. La différence est encore plus grande si l’on considère l’action sur la température : toutes choses égales d’ailleurs, le chien et le singe sont influencés de la même manière; mais, alors que chez le chien les résultats sont constamment les mêmes pour une égale dose de cocaïne, chez le singe, au contraire, deux expériences faites dans les mêmes conditions et sur le même animal ne sont plus comparables.

Au premier chapitre correspondra donc l’étude du pouvoir excito-moteur de la cocaïne; au second, l’étude de l’action sur la température.

Cette division me permettra encore d'étudier avec beaucoup plus d'intérêt l’action antagoniste ou synergique de certains agents, comme le chloral, l’éther, la morphine. . . . . Ces faits, inédits pour la plupart, seront ainsi mieux mis en lumière dans l’ensemble de cette étude.

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