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périphérique, et les physiologistes ont montré que l’elfet du ner dépresseur était supprimé quand on avait pris soin de couper auparavant les nerfs splanchniques.
Cette étude montre le rôle de la circulation de retour dans le mécanisme de la syncope. La théorie nouvelle de Laubry et Tzanck se base sur d’autres faits cliniques : au moment de la mort, il y a interruption de Ja circulation de retour, par carence subite de la tonicité des nerfs vaso-moteurs.
Elle nous explique les effets négligeables d’une saignée copieuse chez un individu normal. Sans doute, le contenu du réservoir veineux à diminué, mais le système veineux, si aucun autre facteur n'intervient, continue à se modeler sur son contenu.
Même explication de faits qui, au premier abord, peuvent. nous apparaître paradoxaux : telles les transfusions sanguines in extremis, qui sont inefficaces à la veine saphène, et au contraire, actives au pli du coude. Nous devons penser que les premières sont, sans doute, absorbées par les réseaux, dilatés au maximum, du système abdominal.
Basée aussi sur l’inefficacité du massage cardiaque et, au contraire, l'influence de la position de Trendelenburg dans une lipothymie, semblant réamorcer le cœur.
Elle explique, enfin, la ressemblance clinique de tableaux indifférenciables cliniquement : je veux parler du choc hémorragique et du choc traumatique. Dans les deux cas, 11 y a vacuité du système artériel, mais résultant, dans je premier cas, de perte sanguine, et, dans le deuxième, de stagnation du sang dans les réservoirs veineux.
Enfin, à côté de ces observations, cette conception permet de bâtir des hypothèses qui fournissent une explication élésante de certains faits, telle la crampe du nageur pendant la digestion, due à une anémie artérielle relative, la grande masse sanguine étant retenue dans les viscères.
De plus, comme le font remarquer Laubry et Tzanck, cette conception du cœur veineux périphérique nous explique l’action remarquable de l’adrénaline, En agissant sur les
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vaso-moteurs, elle leur redonne le tonus qu'ils avaient perdu, de nouveau le contenant peut se modeler sur le contenu et la circulation se rétablit. |
La carence de la circulation de retour se dresse en face de l'impulsion myocardique et la rend inutile. Du fonctionnement de ces réseaux allant des territoires capillaires aux veines et à leurs terminaisons, de leur docilité, de leur inhibition brutale et inattendue, dépend l'équilibre circula-
toire.
En résumé, cette conception implique l'existence en face du moteur central, le cœur, d’un autre appareil de régulation : le cœur périphérique, aussi important que l’autre. Il siège dans les vastes lacs de la circulation veineuse, réseau qui, se modelant sur la masse sanguine, est capable de s adapter à ses incessantes variations. [1 règle l’alimentation du cœur; il a aussi sa pathologie, comme l’autre, ses défaiilances et ses sursauts d'activité, et, lorsqu'il se dérègle, soit par défaut, soit par excès, il en résulte des troubles importants qui, pendant longtemps, ont été attribués au cœur. |
Cette conception, Laubry et Tzanck l'ont ramassée dans une formule simple :
M = masse sanguine; GC = capacité du réseau.
Mis STE ». CNE C doit rester inférieur à l'unité, sans descendre au-dessous d'un certain taux : entre les deux limites se trouve la « marge de sécurité ». Dans un sens comme dans l’autre, si elle est franchie, nous aurons des accidents : En moins æ syncope, collapsus; En plus — œdème pulmonaire, hypertension artérielle.