‹ Contribution à l'étude du choc obstétrical: Ce qu'il convient d'envisager sous ce termeChapitre 9 sur 25 · ETUDE DE LA CIRCULATION DE RETOUR DU SANG VERS LE CŒUR · texte numérisé non relu

ETUDE DE LA CIRCULATION DE RETOUR DU SANG VERS LE CŒUR

Ces dernières années, dans une série de communications, Laubry et Tzanck ont exposé une théorie nouvelle sur Île retour du sang vers le cœur, Conception d'un cœur veineux périphérique étalé, répandu sur toute la longueur du sys- (ème veineux et assurant la progression incessante du sang vers Le cœur, Homologue de l'autre, ce cœur veineux est à la circulation de retour ce que lPimpulsion et la contraction myocardique sont à la circulation d'aller.

Ce moteur, comme lautre, a son chapitre de pathologie, c'est-à-dire ses défaillances et ses insuffisances. C’est cette théorie que nous allons nous ellorcer de résumer de la façon la plus complète et la plus précise.

Jusqu'à maintenant, et tous les traités classiques de physiologie en font loi, on a attribué le premier rôle de la circulation de retour à toute une série de facteurs parmi lesquels, par ordre d'importance : l'aspiration cardiaque, le vide pleural, la « vis a tergo ». IS ont un rôle incontestable, mais non primordial, De même la « vis a tergo », sorte de séquelle de l'impulsion ventriculaire, après passage du sang dans les capillaires, joue un rôle secondaire aussi. L’injection massive du sang dans l'aorte est insuffisante à assurer la progression dans le système veineux. |

Tels étaient, jusqu'à présent, les facteurs jugés essentiels, landis qu'à côt6, considéré en parent pauvre, ne leur attri- : buant qu'un rôle secondaire accessoire, on plaçait les nerfs

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vaso-moteurs. Laubry et Tzanck leur accordent désormais la place prééminente. Pour ce, ils se basent sur un triple point de vue.

Voyons tout d'abord, au point de vue anatomo-physiologie, combien sont différentes les circulations artérielle et veineuse. À chaque systole ventriculaire la capacité du réseau artériel est remplie au maximum; le contenu distend le contenant, mettant en jeu l’élasticité du vaisseau. Dans le système veineux, c'est tout autre chose: Ici, le contenant dépasse le contenu. La capacité du réseau veineux peut absorber plusieurs fois le volume total de la masse sanguine. Ce n'est plus, comme dans le système artériel, l'ondée sanguine qui distend l’élasticité du vaisseau, mais bien la paroi de celui-ci qui se moule et se crispe sur le contenu, et, rendant possibles les variations incessantes de la masse sanguine, permet la progression continue vers le cœur. Après la mort, le sang artériel se vide dans les territoires veineux. Voyons les coupes histologiques : ne nous montrent-elles pas une artère minuscule et une veine ouverte, dilatée largement dans la position de repos et appelant, pour assurer sa tonicité, le secours d’un facteur nerveux.

Dans un second point de vue, appuyons-nous maintenant sur quelques faits cliniques : les observations faites au cours d'interventions thérapeutiques. Soit, par exemple, Ja syncope. Laubry et Tzanck en exposent le mécanisme. La syncope est fréquemment appelée syncope cardiaque, car on l’attribue le plus souvent à une déficience subite du cœur, En un mot, la chute de la tension artérielle serait en rapport avec la suppression de l’impulsion cardiaque, que celle-ci soit ellemême conséquence d’une déficience du muscle cardiaque, de l'innervation, des appareils endocriniens, ou du système autonome du cœur.

L'absence de sang dans le système artériel constitue bien la syncope, mais justement cette absence peut être due soit à la suppression du fonctionnement du cœur, soit encore à l'arrêt du sang dans la périphérie vers le cœur. Il en résulte

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