TRAITEMENT
3 ex .
Nous basant sur les causes qui peuvent provoquer ce
syndrome, nous aurons d'abord en vue le traitement
prophylactique.
1) Connaissant les conséquences souvent graves du refroidissement, notre premier but sera de réchauffer la malade. Pour cela, nous la placerons dans yne chambre tiède, allongée dans son lit avec une boule chaude aux pieds. En même temps nous luiferons prendre du café chaud et sucré, au besoin un peu d'alcool.
2) On combattra. énergiquement, dès le début, le moindre écoulement sanguin par tous les moyens habituellement employés.
3) Enfin comme dans notre observation 1, lorsqu'il existera de l’atonie de la paroi abdominale, nous appliquerons immédiatement sur le ventre un bandage ouaté
serré.
Si, malgré ces précautions, les symptômes s’accentuent, le choc obstétrical se confirmant, il est nécessaire de recourir, sans plus tarder, aux traitements symplomatiques, :
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A) On relèvera la tension artérielle. — A cet eftet,on pratiquera une injection de caféine, une injection de 2 ce. d’éther ou de 5 cc. d'huile camphrée. Appuyant ce traitement d'urgence, nous ferons une injection sous-cutanée de { litre de sérum glucosé adrénaliné, ou au besoin 500 ec. de sérum physiologique intraveineux. Dans quelques cas, heureusement rares, lorsque la tension est par trop faible, on est autorisé à faire une injection intraveineuse de un quart de milligramme d’adrénaline dilué dans 100 cc. de sérum physiologique (Harvier).
B) Remédier à l’anémie des centres nerveux. — Indépendamment du bandage appliqué sur l’abdomeñ,suppléant à la réaction insuffisante de la paroi, lorsque la malade sera pâle, on la fera allonger dans son lit avec la tête aussi basse que possible. Dans le cas contraire, lorsque la lividité sera remplacée par une cyanose accentuée, il y aura intérêt à lui relever la tête (cas de Bourret).
C) On relèvera l'énergie du myocarde. Par des injections d'huile camphrée, de caféine, d’éther, de spartéine, de strychnine, etc...
D) Plusieurs succès ont été signalés à la suite des inhalations d'oxygène. On comprend, en effet, l'efficacité de ce traitement dans ce syndrome, puisque, facilitant l'hémostase, favorisant les échanges, elles sont de plus un excitant chez ces malades épuisées. Dans le même ordre d'idée on peut essayer les ingections sous-cutanées d'oxygène.
Enfin, en désespoir de cause, lorsque les chances de succès sont minimes malgré les traitements antérieurement cités, on pourra essayer la transfusion du sang.
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I. — Sous le terme de choc obstétrical on désigne un syndrome lié à l'acte même de la parturition et caractérisé par un état lipothymique plus ou moins accusé, survenant en dehors de toute lésion génitale et de toute hémorragie sérieuse.
II. — Certaines femmes présentent, par suite de maladies antérieures, de surmenage, de leur état nerveux, une prédisposition particulière à l’état de choc. L'accouchement long et laborieux, les interventions pénibles, l’ouverture et l’infection de l’œuîf, le volume et l’ossification de la tête fœtale, le gros œuf, la distension exagérée de l’utérus (Hydramnios, grossesses multiples) favorisent l’état de choc.
IT. — Malgré l'apparence dramatique qu'offre la symptomatologie de l’état de choc, les accidents sont le plus souvent passagers et de pronostic bénin. Les cas mortels qui ont été signalés semblent en rapport avec une altération profonde des reins et surtout du foie, provoquée ou aggravée par la toxhémie gravidique.
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IV. — Au point de vue pathogénique on peut diviser le « choc obstétrical » en : |
1) choc par décompression brusque de l'abdomen ;
2) choc nerveux Ur réflexe inhibitoire, utérin ;
3) choc toxique ; Eat AIO TT
4) choc provoqué par des causes complexes d'ordre nerveux, toxique, circulatoire et cardiaque.
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