__ DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC
Diagnostic
Malgré l'exploration manuelle de la cavité utérine, dans des cas rares, l’état de choc peut cependant prê-
ter à discussion. Nous voulons parler des accidents gravido-cardiaques, dont l’analogie symptomatique peut
être tellement accusée qu'il est difficile de différencier ces deux syndromes. Un diagnostic exact est cependant
nécessaire, les traitements thérapeutiques élant pres-
que diamétralement opposés. A ce sujet nous signalerons les travaux que Balard à publiés en 1922 dans la Gazette hebdomadaire des Sciences Médicales de Bordeaux, dans lesquels il insiste sur les renseignements que l’on peut tirer au point de vue diagnostic de l'étude de la tension artérielle et de l'indice oscillométrique,
Les symptômes dus au colläpsus cardiaque sont aussi très difficiles à reconnaître, à moins que l'examen du cœur ‘ne révèle nettement des lésions valvulaires anciennes prouvant une cardiopathie antérieure à l’accouchement. Souvent d’ailleurs ‘nous retrouvons le
même syndrome au cours des phénomènes de choc,
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mais il semble, comme nous avons essayé de le montrer au début de ce travail, qu'il soit dù à une insuffisance myocardique temporaire, conséquence immédiate d’un épuisement du système nerveux. Nous conclurons donc à l'apparition possible de ce phénomène sur un cœur indemne de lésions orificielles ou musculaires.
Pronostic
Si nous pouvons, malgré la gravité des symptômes, considérer dans la plupart des cas le pronostic comme bénin, dans quelques observations, fort heureusement exceptionnelles, nous avons vu ce syndrome s’aggraver progressivement. Par comparaison avec les grands blessés, nous avons trouvé, chez ces accoüchées, un choc de nature complexe où plusieurs éléments ont pu entrer en cause, mais dont le principal doit être attribué au déversement brusque de PHOQUTE toxiques dans le système circulatoire.
Pourtant ce syndrome toxhémique n’est pas seul à pouvoir entrainer une issue fatale. On a vu, en effet, dés cas où une fissure superficielle du segment inférieur, sans hémorragie concomitante, a pu déterminer des accidents analogues à ceux d’une véritable rupture utérine et ce fait peut réellement n'être attribué qu'à une inhibition réflexe à point de départ utérin. D’autre part, à la suite des manœuvres pratiquées dans un but obstétrical ou criminel en vue de provoquer un avortement où un accouchenient prématuré, on a noté
parfois l'apparition de syncopes mortelles. En conséquence, il nous paraît logique d'admettre quele col de l'utérus, brusquement dilaté par le passage du fœtus, peut, par le même mécanisme, produire ces accidents graves (observation VII).
Comme dans toutes nos observations, nous retrouvons sensiblement les mêmes symptômes, nous ne pouvons nous baser sur aucun d’eux pour établir le pronostic. Les lésions hépatiques, rénales, cardiaques, l'état de santé antérieur de la femme, ont évidemment une importance considérable, mais en réalité, nous sommes le
plus souvent obligé d’attendre l’évolution des accidents
pour pouvoir juger à la fois de leur nature et des conséquences qu'ils peuvent entraîner.