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fleur épanouie. On peut noter également, mais très rarement, la persistance de la paroi médiane des canaux de Muller.
L’oblitération complète du col est un accident relativement assez fréquent. Elle se fait en général après un part laborieux ayant déterminé des blessures au niveau de l’organe. A ce sujet, il convient de signaler une observation fort curieuse de Gardinazzi : à l’exploration du col d’une vache, considérée comme stérile après plusieurs accouplements infructueux, on trouve une masse dure qui sont les os frontaux d’un fœtus. Cette rare stérilité mécanique a dû être le résultat d’un avortement, avec rétention de la tête du fœtus dans le conduit cervical qui s’était soudé sur elle. D’autres fois, la stérilité peut être due à une sécrétion grasse de la muqueuse, qui vient boucher le canal cervical. Il est évident que les kystes et les tumeurs qui se développent au niveau du col utérin peuvent pénétrer dans cet organe comme un bouchon et en obstruer le canal. Enfin, la rigidité peut être un obstacle à la fécondation, si elle dure assez longtemps.
La vitalité des spermatozoïdes peut être détruite par le changement de réaction chimique. Le mucus vaginal est légèrement acide, tandis que celui de l'utérus est alcalin. Les solutions d’acides très faibles tuent les spermatozoïdes en quelques minutes. Tout ce qui augmente l'acidité du mucus vaginal augmente les chances de stérilité par destruction des spermatozoïdes. C’est ce qui arrive quand il y a une lésion du
col ou du fond du vagin.
LENEQiE
La cervicite joue un rôle important ; elle semble retarder la conception (Hopkirk). Les statistiques de Webster en Nouvelle-Zélande, sur 500 vaches, pendant un mois, ont montré le rôle de la cervicite dans la stérilité. 27 % des vaches stériles sont atteintes de cervicite ;: 9 % d’endométrite, dont 3 avec coexistence de cervicite ; 21, atteintes d'affections des ovaires, dont 15 associées à la cervicite. Cet auteur en donne l’explication suivante : les sécrétions pathologiques du col ou les toxines des bactéries qui ont amené la cervicite, diminuent ou détruisent la vitafité des spermatozoïdes. Selon Lestoquard, une cervicite non traitée provoque une hypertrophie du col, de la sténose, de l’induration, des polypes et une dégénérescence kystique de la muquerse, amenant la stérilité.
La vaginite granuleuse peut s'étendre à la région du col de l'utérus et être alors un facteur de stérilité,
comme le montrent les statistiques de Hess (77 %), de Musch (80 %) et de Pasciati (60 à 70 %). Elle peui agir sur la vitalité des spermatozoïdes et également mécaniquement, du moins dans la forme aiguë. Celleci provoque un éréthisme vaginal et des contractions spasmodiques du col, apportant un obstacle mécanique à l'exécution du coït efficace par rejet du sperme. |
On peut aisément se rendre compte par la lecture de ces faits, du rôle certain joué par le col dans la stérilité ; ce rôle est peut-être plus important qu’on xeut bien le croire.
Conclusion
Nous avons voulu rassembler dans ce travail les connaissances que nous avons cru bon de grouper sur ce qui a trait à la région, du col de l’utérus de nos femelles domestiques, de façon à en faire une étude d'ensemble, comme on le fait pour tous les appareils. Nous n’avons pas la prétention d’avoir tout dit sur cette question, et nous avons voulu rester dans le domaine général, tout en essayant d’y apporter quelques précisions sur certains points.
Du point de vue anatomique, après avoir examiné le col chez les différentes espèces, nous avons insisté un peu plus sur la musculature et l’innervation végétative du col, en raison de leur importance et du rôle prépondérant qu’elles jouent dans la parturition.
Du point de vue physiologique, il nous a semblé bon d'étudier le rôle du col à tous les moments de la vie de nos femelles domestiques. Nous nous sommes étendu sur la dilatation du col, qui, en dépit de la structure complexe de cet organe, est une opération fort simple, et dont le mécanisme est facile à comprendre.
Du point de vue de la pathologie, nous n'avons pas