ANATOMIE
Confermation générale
Le col de l'utérus est la partie de l'appareil génital femelle qui unit le vagin à l'utérus. Il se présente <omme le fond replié d’une bouteille, qui s’avance dans la cavité du vase, fond qui serait percé d’un canal en son centre. Cette comparaison en donne une image assez nette, en supposant que cette bouteille représente le vagin, et le goulot la vulve. On peut encore dire que le col de l’utérus est formé par un ‘<anal étroit, percé au centre d’une portion de l’appareil génital femelle fortement épaissie et sensiblement cylindrique, qui, rattachée par sa partie antérieure au corps de l’utérus, pousse sa partie postérieure dans la cavité vaginale, en direction de la vulve. :
De cette disposition résulte l’existence d’une gouttière circulaire, profonde de trois à quatre centimètres, qui constitue les culs-de-sac vaginaux. Ceux- <i sont distingués en supérieur et inférieur par un
CS A ju De
plan horizontal fictif, passant par le centre du canal cervical.
Le col utérin marque une séparation très nette entre le vagin et l’utérus. En effet, le canal du col est un conduit du diamètre normal d’un gros crayon, alors que la cavité vaginale ou utérine présente un diamètre une trentaine de fois supérieur. Ce qui rend encore plus nette cette séparation, c’est la position de ce canal percé au centre de la position réfléchie.
La face externe ou vaginale du col figure une sorte de tronc de cône, dont la grande base, postérieure, s’unit au vagin, et dont la petite base, antérieure, flotte en quelque sorte dans la cavité vaginale. Cette face montre une série de plis qui s'étendent en rayonnant du centre à la périphérie, suivant une ligne un peu sinueuse. Ces plis lui donnent l’aspect d’une fleur radiée, d’où le nom de fleur épanouie donnée à cette région. Ces plis se continuent dans toute la longueur du canal cervical.
La face interne ou profonde du col s’unit brusquement à l’utérus, sans aucun détail particulier.
Chez les femeiles domestiques, le col de l’utérus présente des variations notables dans sa disposition. La description que nous venons d’en faire est spéciale à la jument.
Chez la vache, le col est plus long et plus étroit que chez la jument. Ses parois sont très épaisses, dures. Il s'ouvre dans le vagin au centre de deux fleurs épanouies, disposées concentriquement et découpées en petits lobes irréguliers, ayant une consistance carüilagineuse. Une troisième et parfois même une qua-
le Ex 5 JR
trième fleur épanouie, graduellement décroissantes, sont échelonnées dans la cavité du col, jusqu’au voisinage de son insertion avec l'utérus. Les plis longitudinaux dans le canal cervical sont plus nombreux que chez la jument.
Chez la chienne, le col se présente comme un museau de tanche plus ou moins volumineux, dépourvu des plis muqueux qui, dans les autres espèces, forment la fleur épanouie. De l’extrémité antérieure du museau de tanche part, en position médiane, une sorte de pilier muqueux qui va se jeter sur la paroi supérieure du vagin et qui est assez long.
Chez la truie, il faut noter l’absence du museau de tanche : le vagin fait suite à l’utérus, sans autre démarcation que quelques rangées de saillies papillaires, formant des sortes de fleurs épanouies étagées.
Structure
Le col de l’utérus présente à étudier, de dehors en dedans, une séreuse, une musculeuse et une muqueuse. Ces tissus montrent des variations qu’il convient d’étudier séparément, selon que la femelle est
à l’état de repos ou en gestation.
NN ==rACFétat normal.
Séreuse : La séreuse du col utérin est étroitement appliquée contre la musculeuse. C’est une dépendance du péritoine. Elle est constituée par un épithélium à une seule couche de cellules, et d’un tissu
M NA CNE
conjonctif particulièrement abondant dans la partie inférieure de l’organe.
Musculeuse : La musculeuse présente une importance capitale, en raison du rôle primordial que joue le col de l’utérus au moment de l'accouchement. Elle est constituée par un tissu grisâtre, dense, comportant des fibres musculaires lisses et des éléments du tissu conjonctif. Au niveau du col, les couches mus- <ulaires se différencient difficilement les unes des autres. D’une manière générale, on distingue des fibres longitudinales externes et des fibres circulaires internes. Pour certains auteurs, les premières procèdent des cornes et du corps de l’utérus et viennent se terminer dans le col. Pour d’autres, elles sont d’origine exclusivement vaginale. Or, des coupes de la région vaginale de l’organe montrent que les fibres longitudinales du vagin viennent à proximité de celles qui proviennent de l'utérus, constituant ainsi une bande musculaire continue, allant des cornes utérines jusque vers la région vulvaire. Ainsi que nous le verrons plus loin, de cette bande se déta- <hent des fibres à direction oblique qui viennent se perdre jusque vers l’orifice vaginal du col de l'utérus.
Ces deux couches musculaires sont réunies entre elles par du tissu conjonctif, comprenant de nonmbreuses fibres élastiques, disposition histologique en rapport avec la dilatation extrême subie par le col au moment du part.
De place en place, on voit une série de fibres musculaires réunies qui, parties de la couche longitudinale, se jettent sur la couche circulaire, constituant