MAG TT ES
des sortes de ponts de substance conjonctivo-muscu-
FIG ble
laire, dont on verra le rôle plus loin. Ces formations
spéciales se rencontrent par endroits, sans constituer
une couche continue : elles s’entrecroisent et affectent une disposition radiée. La couche musculaire interne, à direction circulaire, présente un développement plus grand vers les parties postérieures du col, en particulier au voisinage de son orifice utérin. Elle montre également en certains points une augmentation du nombre de ses fibres, tendant à constituer de véritables anneaux de contraction.
Au niveau du museau de tanche, on constate que les couches musculaires sont au nombre de trois. De l’intérieur vers l’extérieur, on rencontre : les fibres circulaires, les fibres longitudinales et les fibres issues de la couche sphinctérienne du vagin. Mais il se passe à cet endroit un fait intéressant : on peut remarquer que les fibres musculaires changent de direction. Les fibres circulaires provenant de l’utérus deviennent de plus en plus obliques pour devenir parallèles aux fibres issues de la couche longitudinale. Les fibres circulaires continuant la couche circulaire interne du vagin tendent également à devenir parallèles aux fibres longitudinales: Il résulte de cette disposition que l’on peut en quelqué sorte diviser le col utérin en deux régions quant à la disposition des fibres musculaires. La région antérieure, ou vaginale, allant environ jusqu’au fond des culs-de-sac vagi-
naux, caractérisée surtout par des fibres à direction:
longitudinale, et la région postérieure, ou cervicale proprement dite, à fibres circulaires très abondantes, et affectant une disposition sphinctérienne puissante.
Nous verrons plus loin limportance de cette disposi-
tion au moment de la dilatation du col.
ns De
Les muscles, utérin ét vaginal, qui viennent former le muscle du col de lutérus, sont constitués par des bres lisses. Elles sont longues de quatre à cinq centimètres et présentent une disposition un peu particulière. Elles sont entourées d’une sorte de manchon pellucide disgontinu, constituant une cage de fibrilles. Certains auteurs la considèrent comme des productions conjonctives spéciales. On rencontre des fibrilles plus grosses, semblant être des épaississements des manchons pellucides et semblant élastiques. Cellesci, beaucoup plus grosses que les fibrilles contractiles, unissent ces dernières entre elles et ont une élasticité très grande. Elles auraient pour rôle de ramener la fibre lisse à l'extension après sa contraction et joueraient ainsi un très grand rôle dans le fonctionnément du muscle.
Le tissu conjonctif qui ‘unit les couches musculaires ‘présente ‘de nombreuses fibres élastiques et aussi des cellules conjonctives volumineuses. Cellesci prennent souvent un caractère de cellules épithéliales, en se chargeant de graisse, de lipoïdes, de glycogène et de granulations diverses.
Muqueuse : La muqueuse tapisse la face interne de lorgane et est constituée par le prolongement des muqueuses utérine et vaginale. Elle est blanche et ferme et forme des plis transversaux connus sous le nom des'plis palmés (plicae palmatae) ou de cryptes muqueux. Ils S’effacent peu à peu vers l’orifice externe du col. Dans cette région apparaissent de profondes invaginätions de la muqueuse, formant les glandes : du col. ‘Ces glandes, particulièrement nom-
breuses vers l’orifice vaginal, se rencontrent dans toute l’étendue de l’organe et également dans le vagin. Elles sécrètent un mucus alcalin, visqueux et vitreux. Ces glandes sont parfois dilatées, arrondies, remplies de mucus qui distend leurs parois, principalement quand leur orifice est obstrué. Elles constituent alors les œufs de Naboth.
L’épithélium est cylindrique, à une seule couche de cellules, qui ne présentent jamais de ciliation. Sur la face postérieure du col, on rencontre un épithélium parvimenteux du type vaginal. La délimitation entre ces deux sortes d’épithélium se fait au niveau du museau de tanche, rarement plus profondément dans le canal cervical.
Get épithélium repose sur une propria conjonctive épaisse, dont les fibres sont entrecroisées dans toutes les directions. Entre elles on peut voir des cellules conjonctives et des cellules migratrices très: nombreuses. Il y a lieu de remarquer que les cellules sont particulièrement abondantes dans la zone proche de lépithélium, alors que les fibres sont plus nombreuses en’ profondeur.
B. — Modifications apportées par la gestation.
Le col utérin a, dans les périodes de calme sexuel, une consistance ferme et dense. Bientôt son tissu s’assouplit et se ramollit. Sa longueur diminue progressivement et la saillie qu’il forme dans la cavité vaginale se raccourcit et s’efface. Ces changements, qui sont peu marqués au début de la gestation, deviennent de plus en plus nets, et sont bien apparents