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que nous avons examiné nous a permis de constater que les artères du col proviennent de l’artère utérine.
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Ces vaisseaux prennent naissance sur cette artère en aval du point d’où part la branche anastomotique qui va de l'artère vaginale, ainsi que le montre la figure.
Dans le type vaginal, on peut citer le cas de la chienne. Chez cette femelle, dans la plupart des cas, les artères du col proviennent soit de l’artère vaginale, soit de la branche anastomotique utéro-vaginale.
Chez la vache également, nous avons rencontré bien plus souvent le type vaginal que le type utérin.
Il y a lieu de signaler que, chez la brebis, les artères de la région cervicale proviennent de l'artère utérine du corps de l’utérus, avec quelques rameaux, peu importants d’ailleurs, qui sont issus de l’artère vésicale inférieure.
Quant aux variations de nombre, on les rencontre suivant les individus surtout. En général il n’existe, pour un côté, que quatre à cinq rameaux principaux, et cela chez toutes les espèces. Maïs ces branches principales se ramifient plus ou moins rapidement, avant même d'atteindre le col de l’utérus. Chez la jument et la vache, elles semblent se ramifier peu et ont un trajet assez rectiligne. Chez la chienne, elles sont sinueuses et se ramifient un peu plus. Enfin c’est chez la brebis que l’on rencontre la division la plus nombreuse et la plus rapide ; de plus, chez cette femelle, les artères ont un trajet bien plus. sinueux que dans les autres espèces.
Dans toutes les espèces, le mode de pénétration des artères dans le col se fait toujours de la même manière. Ces vaisseaux sont placés entre les deux lames du ligament large. Ils abordent donc l’organe par ses faces supéro-latérales. Dès que les artères pénètrent dans le col, elles deviennent sinueuses et élastiques, disposition très favorable évidemment à
la dilatation et à l’élongation qu’elles doivent subir aux approches de la mise bas. De plus, elles circulent entre les fibres longitudinales et les fibres circulaires. Elles se jettent sur l’une ou l’autre couche en entraînant avec elles des faisceaux musculaires, comme
nous l’avons vu plus haut.
Fic. 3. — Terminaison des artères.
Les artères possèdent deux couches musculaires épaisses et une adventice les rendant indépendantes des couches musculaires. Après un certain trajet dans le muscle, les tuniques musculaires se fusionnent avec lui. Le vaisseau est devenu assimilable à une fente intramusculaire tapissée d’endothélium. Il n'y: a pas de capillaires vrais dans le col de utérus, mais seulement des fissures revêtues d’un épithélium épais, reposant directement sur le muscle. En dehors de la
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gestation, certaines sont très étroites, à peine perméables aux hématies. D’après les travaux de Henle, les artères et les capillaires ont des parois très épaisses dans le col de l'utérus. Les vaisseaux les plus
gros sont placés dans les couches externe et moyenne.
F1c. 4 — Coupe du col, montrant son irrigation.
Les capillaires sont formés de tubes plus épais dans les parties profondes, plus minces dans les parties superficielles. Les capillaires, nombreux, forment des réseaux importants autour des glandes et à la surface de la muqueuse.
B) Veines. — La circulation veineuse se répartit en un système qui reproduit exactement celui des artères. Il y a lieu de signaler l’énorme différence de
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calibre qui existe entre ces vaisseaux ; le volume des veines est beaucoup plus considérable, de l’ordre de quatre à cinq fois le volume des artères. De plus, les veines sont toujours variqueuses et dépourvues de valvules, Les veines vaginales ont un volume et un développement plus grands au niveau des culs-desac que plus haut dans le ligament large. On peut également voir que le système veineux est plus riche sur les côtés du col et du vagin que sur ceux du corps de l’utérus. Au niveau du col utérin, les veines sont toujours réunies entre elles par des anastomoses très larges et très nombreuses. Les parois veineuses sont intimement soudées au tissu musculaire. On rencontre les veines surtout dans les couches moyennes.
Les vaisseaux de la région du col de l’utérus ont une disposition différente de ceux de l’utérus. Dans le corps de l’utérus, les vaisseaux pénètrent dans les plans musculaires plus rapidement que dans le col, si bien que l’on peut dire, avec Farabœuf : « Le col est entouré par ses vaisseaux, le corps en est pénétré. »
Pendant la gestation, les vaisseaux de la région du col utérin subissent des modifications importantes. L’artère vaginale et l’artère utérine médiane, à peine perceptibles à l’état normal, deviennent de plus en plus volumineuses, ainsi que les branches qu’elles donnent au col lui-même. L’artère utérine médiane peut atteindre le diamètre d’un centimètre, parfois même de deux centimètres. Ses parois sont très tendues et les battements du péuls y sont très bien perceptibles. On peut également noter, au niveau de
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cette artère, un frémissement particulier, synchrone du pouls, ainsi que l’a montré Dennhardt. Pour cet auteur, ce signe permettrait de diagnostiquer une gestation à partir du troisième mois ; en dehors de la gestation, on ne le rencontrerait jamais. Selon Richter, la même vibration de la paroi artérielle est perçue constamment chez la jument à partir du cinquième mois de la gestation.
C) Lympkhatiques. — Les lymphatiques de la région du col de l’utérus ont une disposition toujours superposable à celle des vaisseaux sanguins. Ils suivent constamment ceux-ci et forment avec eux un faisceau parfait. Ils vont se jeter dans les ganglions lombaires et les circonflexes iliaques, par l’intermédiaire des gros canaux lymphatiques issus de l’utérus et du vagin. Ils forment des gaines autour des vaisseaux. Ils communiquent avec des espaces reliés les uns aux autres par des fentes lymphatiques rétrécies et se jettent dans le réseau sous-péritonéal.
Innervation
Les nerfs de la région du col de l'utérus proviennent du système cérébrospinal intéressant la vie de relation et du système sympathique qui régit la vie végétative. On a reconnu que le domaine du sympathique était beaucoup plus étendu que celui du système cérébrospinal. Ces deux ‘appareils, abusivement séparés par la nomenclature anatomique, forment une unité parfaite, en réagissant constamment l’un sur l’autre. De plus, on a prouvé qu’en pathologie